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Camargue : naissance de 9 nouveaux cépages IGP du Gard résistants

 La recherche avance en viticulture : neuf nouveaux cépages résistants viennent d'être homologués par les IGP du Gard. / © B.Bock/FTV
La recherche avance en viticulture : neuf nouveaux cépages résistants viennent d'être homologués par les IGP du Gard. / © B.Bock/FTV

Neuf nouveaux cépages viennent d'être homologués par les IGP du Gard. Les viticulteurs pourront les utilser dès cette année. L'avantage : ils résistent aux champignons de la vigne. La recherche se poursuit pour développer de nouvelles espèces.

Par Isabelle Bris

De nouveaux cépages résistants sont testés par certains vignerons du Gard pour éviter tout traitement. Un travail qui commence à payer : l’IGP du Gard a annoncé l’intégration de neuf cépages résistants au cahier des charges de l’appellation, une procédure validée par l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao).

Depuis 2017, dix-sept cépages résistants au mildiou et à l’oïdium sont autorisés. L'IGP du Gard a estimé que neuf d’entre eux étaient les plus adaptés aux types de vins produits dans la région.
 

Résister au mildiou et à l’oïdium


Ils s'agit de floréal, voltis, artaban, vidoc, cabernet blanc, cabernet cortis, muscatis, souvignier, soreli. De nouveaux noms auxquels il va falloir s'habituer !

Les viticulteurs du Gard pourront les utiliser dès l'année prochaine. Résistants aux champignons de la vigne, ils pourraient remplacer les traditionnels Merlots, Syrah ou Chardonnay, quitte à changer, un peu, le goût des vins.

Explications avec ce reportage de France 3 Pays Gardois :


Floréal, voltis, artaban et vidoc...


Ces viticulteurs misent beaucoup sur quatre de ces nouveaux cépages français, mis au point après une quinzaine d’années de recherches par l’INRA avec la collaboration de l’école d’agriculture de Montpellier, l’ICV et l’IFV du Grau-du-Roi.

Floreal, voltis, artaban et vidoc sont issus uniquement de croisements, ces cépages résistants sont déjà expérimentés depuis 2017 par une dizaine de viticulteurs gardois. 

L'objectif est aussi de limiter l'usage des produits chimiques. Christophe Aguilar, vigneron à Bezouce en fait partie.
 

On va réduire les traitements de 80% !


espère le président de l’IGP Pont du Gard. "Moi, je suis en culture bio et je pense que c'est une très bonne alternative pour inciter les autres vignerons à passer en bio, cela nous permet d'avoir beaucoup moins d'intrants, c'est l'avenir".

En France, les vignes représentent 3% de la surface agricole et 20% des pesticides utilisés.
 

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