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Pourquoi le préfet stoppe métro et bus à Toulouse pendant les manifs des lycéens ?

Des policiers près du Pont Neuf à Toulouse le 4 décembre / © Th. Bordas / MaxPPP
Des policiers près du Pont Neuf à Toulouse le 4 décembre / © Th. Bordas / MaxPPP

Pour le quatrième jour consécutif, la préfecture de la Haute-Garonne a fait suspendre les transports en commun dans la ville ce jeudi matin, pendant les manifestations des lycéens. Explications. 

Par Fabrice Valery

Est-ce, comme l'indiquent les autorités, pour éviter les débordements et les incidents dans les transports ou comme le suggèrent certains manifestants pour empêcher que les lycéens se regroupent par centaines en centre-ville en utilisant les lignes de métro ? 

En tout cas, depuis lundi 3 décembre et la première manifestation de lycéens, au cours de laquelle il y a eu des incidents avec la police, la préfecture de la Haute-Garonne ordonne à Tisséo de stopper le métro et d'alléger la circulation des bus pendant les manifestations.

Un ordre venu de la préfecture qui ne se discute pas, précise-t-on chez Tisséo.

Conséquence : des dizaines de milliers de Toulousains privés de moyens de transports, victimes collatérales de la mobilisation des lycéens de la ville et des échauffourées qui se déroulent depuis 4 jours entre les manifestants et la police dans différents quartiers de la ville.

Ce jeudi matin encore, pendant la nouvelle mobilisation des lycéens, les lignes A et B du métro ont été totalement arrêtées, les lignes de tramway n'accédaient pas au centre-ville et plusieurs lignes de bus ont été suspendues ou déviées comme on pouvait le lire sur le site de Tisséo (capture d'écran réalisée à 10h30) :

Ces mesures de précaution drastique sont dictées par la préfecture qui gère le maintien de l'ordre public. Des décisions prises très rapidement chaque matin.

Samedi dernier, lors de la manifestation des Gilets Jaunes qui a dégénéré à Toulouse, les autorités, visiblement dépassées, n'ont pas fait preuve d'autant de célérité : alors que les manifestants affrontaient des policiers peu nombreux et que les grenades lacrymogènes répondaient aux cailloux et projectiles, de nombreux Toulousains, sortant du métro, se sont retrouvés pris au piège, les fermetures des stations concernées n'intervenant que tardivement.

La circulation des véhicules n'avait même pas été déviée dans certains secteurs, comme François Verdier où les échanges entre manifestants et policiers étaient violents à la nuit tombée.

Contacté par nos soins, le service communication de la préfecture de la Haute-Garonne n'était pas joignable ce jeudi pour répondre à nos questions. 

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