Soirée “relativement calme” à Toulouse après deux nuits de violences urbaines

Plusieurs véhicules ont été incendiés sur le parking d'un concessionnaire auto / © D. Gérard / France 3
Plusieurs véhicules ont été incendiés sur le parking d'un concessionnaire auto / © D. Gérard / France 3

Ce mardi soir, quelques incidents ont eu lieu, moindres que lors des deux soirées précédentes. Une vingtaine de véhicules ont tout de même été incendiés et 5 personnes interpellées.

Par Fabrice Valery

Plusieurs véhicules ont été incendiés mardi soir à Toulouse, une vingtaine selon une source policière, mais les incidents ont tout de même étaient moins nombreux et moins violents par rapport à ce qui s'est passé les deux jours précédents. 5 personnes ont été interpellées. 

Des véhicules ont brûlés, notamment sur le parking d'un concessionnaire auto situé avenue Eisenhower, comme l'ont constaté sur place des journalistes de France 3.

Les policiers, nombreux sur place, redoutaient une nouvelle nuit agitée. D'autant que des messages, diffusés sur les réseaux sociaux, notamment Snapchat, que France 3 a pu consulter, appelaient, mardi dans la journée, à un rassemblement à la Reynerie en début de soirée pour tous ceux qui voulaient en "découdre" avec la police. 

Pourtant, ce mardi soir, il n'y a pas eu d'incidents majeurs. Dans le quartier du Mirail, les policiers notaient que la situation à 22h30 était "relativement calme". Un peu plus tard dans la nuit, des voitures ont donc quand même été incendiées à plusieurs endroits de la ville. 

Reportage de Delphine Gérard et Jean-Luc Pigneux :
Soirée “relativement calme” à Toulouse après deux nuits de violences urbaines


Dimanche, des premiers heurts ont opposé une centaine de personnes à des policiers et onze voitures ont été incendiées. Lundi soir,  malgré un impressionnant dispositif de police, les incidents ont duré jusqu'au milieu de la nuit, avec au bilan 25 voitures brûlées dans plusieurs quartiers et 18 interpellations, dont 7 mineurs.

Ce qui semble avoir mis "le feu aux poudres", c'est le suicide d'un détenu de 27 ans, en détention provisoire à la maison d'arrêt de Seysses, qui s'est pendu dans sa cellule samedi soir. Une rumeur a circulé sur les circonstances de sa mort. "Un prétexte" selon plusieurs sources, notamment un responsable d'une association de quartier et un commissaire de la Direction Départementale de la Sécurité Publique de la Haute-Garonne, qui estiment que ce suicide sert aux trafiquants de drogue pour agiter les quartiers et ainsi "se venger" de la police qui a mené ces derniers mois plusieurs opérations contre les trafics. 

Ce suicide est aussi à l'origine d'un mouvement de grogne des détenus de la maison d'arrêt de Seysses : mardi après-midi, 200 d'entre eux ont refusé de réintégrer leurs cellules après la promenade. Le même incident s'était déroulé, avec 80 détenus, lundi. 

Autre élément déclencheur : l'arrestation dimanche après-midi dans le quartier de Bellefontaine d'une femme de 37 ans portant le niqab. Une vidéo de son interpellation musclée par la police est devenue virale sur les réseaux sociaux. 

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