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9 viticulteurs et syndicalistes viticoles convoqués par la police à Nîmes et Montpellier

Nîmes/Montpellier - 3 syndicalistes viticoles convoqués au SRPJ de Nîmes et 6 à Montpellier - 7 juin 2017. / © F3 LR
Nîmes/Montpellier - 3 syndicalistes viticoles convoqués au SRPJ de Nîmes et 6 à Montpellier - 7 juin 2017. / © F3 LR

Neuf vignerons, dont des responsables syndicaux viticoles et agricoles, ont été convoquées mercredi après-midi par le SRPJ, pour une audition à Nîmes et à Montpellier, dans le cadre de plusieurs enquêtes.

Par FD avec afp

6 personnes convoquées à Montpellier


A Montpellier, 6 viticulteurs, dont le président du Syndicat des vignerons de l'Aude, Frédéric Rouanet, ont été entendus par les policiers du SRPJ, dans le cadre de deux enquêtes.

L'une concerne le blocage du péage du Boulou, dans les Pyrénées-Orientales, en avril 2016, et l'autre un autre blocage de ce même péage, qui relie la France et l'Espagne, en mai 2017. Cette dernière manifestation avait été suivie par une opération de barrage sur l'autoroute A9, dans l'Aude.

3 personnes convoquées à Nîmes


A Nîmes, Xavier Fabre, porte-parole du nouveau Syndicat des vignerons du Gard (SVG), Lionel Puech, co-président des Jeunes agriculteurs (JA) du Gard, et Delphine Fernandez, secrétaire générale des JA du Gard ont été convoqués par la police, après une plainte contre X pour "dégradation de biens d'autrui" déposée par la direction du Géant Casino Cap Costières de Nîmes.

Environ 150 viticulteurs "ont mis la pression devant le commissariat de Nîmes pendant que nous étions interrogés", a souligné Mme Fernandez.

Nîmes : Rassemblement de soutien aux vignerons entendus par la police
Soutenus par une centaine de vignerons à l'extérieur de l'hôtel de ville de Nîmes, ils ont été relachés au bout de deux heures et seront certainement de nouveau convoqués.

Le 30 mars dernier, afin de dénoncer une concurrence "déloyale" et des étiquetages parfois trompeurs, plusieurs dizaines de viticulteurs gardois avaient "contrôlé" les rayons vin de trois supermarchés nîmois, détruisant bouteilles et fontaines à vin d'origine espagnole. Pour l'occasion, le SVG et les JA du Gard avaient convoqué la presse.

A Nîmes, Mme Fernandez a précisé que l'audition avait duré environ deux heures mercredi après-midi et qu'elle-même et ses collègues avaient refusé d'identifier d'autres personnes sur des photos ou de se soumettre à des prélèvements ADN, tout en soulignant un "deux poids, deux mesures" puisque les responsables de grandes surfaces ne sont, selon eux, "jamais entendus pour fraudes".

"On ne s'attendait plus à être convoqués", a précisé la jeune femme à l'AFP. "Mais on s'attend maintenant à des suites".


Au Géant Casino Cap Costières de Nîmes, troisième et dernière escale de l'opération de "contrôle" du 30 mars, l'indignation des viticulteurs était à son comble.
"Sous les pancartes Languedoc Roussillon, et +le meilleur d'ici+ avec la croix du Languedoc, on trouve sur la moitié du rayon des vins espagnols, c'est proprement scandaleux", avait souligné Xavier Fabre.

Des actions de protestation diverses se sont multipliées au cours des derniers mois dans le Gard, l'Hérault et l'Aude contre la concurrence du vin espagnol et l'attitude de la grande distribution.

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