Montpellier : le futur grand parc de Lunaret, le poumon vert de la métropole sur 172 hectares

Ce sera un site naturel unique au coeur de Montpellier. Le futur grand parc de Lunaret regroupera l'actuel Parc-zoo, le bois de Montmaur, le site de Lavalette et la réserve naturelle du Lez, conduisant au parc Méric. Un immense espace vert, réaménagé et agrandi, qui sera desservi par trois arrêts de tram de la ligne 5 en 2025.

Le projet chiffré à 45 millions d'euros, dont 30 millions budgétés sur l'actuel mandat, prévoit la restructuration et l'agrandissement du zoo, le réaménagement du parc, des connexions entre les 4 sites et un espace pédagogique. Cette réalisation doit intervenir fin 2024.

Le grand parc du Lunaret abritera aussi un hôpital de la faune sauvage, sa création coûtera 5 millions d'euros, il sera situé face au zoo à l'endroit de l'ancienne patinoire. Son ouverture est prévue au deuxième semestre 2025.

Ce territoire naturel, au nord de Montpellier, multipliera les offres d'activités et de découvertes. Entre loisirs, promenades, pédagogies et sports. Il y a déjà 11 kilomètres de sentiers avec accès gratuit.

La ligne 5 du tram participera à cette intégration du grand parc à l'échelle de la métropole grâce à 3 stations, CNRS Zoo du Lunaret, Plan des 4 seigneurs et Agropolis. Ce futur grand axe desservira plusieurs parcs urbains (Agriparc des Bouisses, Jardin des Plantes, Montcalm...), tout en les reliant directement au centre-ville.

"L'Homme et la Nature"

Le parc agrandi à 172 hectares sera un espace ouvert et végétalisé, une nécessité pour réduire les îlots de chaleur de la ville.

Ce sera le futur poumon vert de la métropole. Un lieu calme mais en ville où l'on pourra se promener, venir en famille, découvrir la faune, la flore et le patrimoine du site, étudier, faire du sport, ou simplement prendre le frais et l'ombre en été.

Michaël Delafosse, maire PS de Montpellier et président de la métropole.

Le grand parc sera aussi un site de préservation des espèces végétales et animales. Beaucoup de ces enjeux existent déjà ou subsistent par traces : les anciennes ruches et vergers du zoo, les activités maraîchères de la base nautique, les champs d’expérimentation d’Agropolis.

Conservation et la préservation de la biodiversité

Le zoo qui accueille déjà près de 800 animaux de 141 espèces sur 80 hectares sera réorganisé. Il est ainsi proposé d'agrandir l’enclos des lions, de créer un grand méta-enclos (multi-espèces) autour des girafes et d’autres espèces africaines, et de privilégier les espèces adaptées au climat sahélo-saharien, assez similaire, et tendant à l’être de plus en plus avec l’évolution du climat méditerranéen.

Notre volonté, c'est d'ouvrir les espaces du zoo et de favoriser la mixité des animaux dans chaque zones. Leur assurer plus de place et de confort. Faire des ponts entre les espèces, comme le lien existant dans la nature.

Marine Baconnais, directrice du parc zoologique de Montpellier.

La gratuité du site (la serre amazonienne étant fermée) contribue à en faire l'un des dix parcs zoologiques les plus fréquentés de France, avec plus de 500.000 visiteurs annuels. De par sa superficie, il fait partie des cinq zoos les plus vastes de France.