Municipales à Montpellier : les 5 choses à retenir du débat entre Michaël Delafosse et Philippe Saurel

France 3 Occitanie bouleverse ses programmes et vous propose de suivre des débats liés au second tour des élections municipales. Revoir celui sur Montpellier avec Philippe Saurel et Michaël Delafosse. Mohed Altrad a refusé d’y participer.

Philippe Saurel et Michaël Delafosse ont débattu sur le plateau de France 3 pour le second tour des municipales à Montpellier. Mohed Altrad a refusé notre invitation.
Philippe Saurel et Michaël Delafosse ont débattu sur le plateau de France 3 pour le second tour des municipales à Montpellier. Mohed Altrad a refusé notre invitation. © D. Mutel . FTVI

De débat à trois, il n’y eut qu’un débat entre deux candidats puisque Mohed Altrad a décliné notre invitation. Florent Hertmann leur a d’abord demandé de réagir à la dernière allocution du président de la République et notamment du retour de l’école obligatoire à partir du 22 juin. Pour Philippe Saurel, n’a pas changé d’avis depuis le début du confinement : « Les écoles auraient dû ne rouvrir qu’en septembre afin de préparer une rentrée normale si le virus n’était plus en circulation. Aujourd’hui, le temps de scolarité de l’enfant est réduit ce qui est une situation très difficile à vivre pour tout le monde et en partie pour les familles ».

Pour Michaël Delafosse (enseignant en géographie) : « les enfants ont été privé d’école mais la situation sanitaire s’améliore. L’école est une nécessité pour chaque enfant. Mais que les enfants retrouvent une sociabilisation collective, pour les parents, c’est un soulagement. Cette crise nous oblige à renforcer les questions que nous soulevions déjà dans la campagne 1er tour autour des questions de santé, dans la protection, d’être un maire qui protège».

L’Ode à la mer

Ce dossier a ressurgi dans la campagne lorsque Philippe Saurel, pas plus tard que vendredi a décidé de rompre le contrat qui liait la Métropole au groupe Frey, porteur du projet "Shopping Promenade Ode à la mer" à Pérols. Un projet de 300 millions d’euros sur 250 hectares qui devait voir le jour le long de l’avenue Georges Frêche, qui relie Montpellier au littoral. Avec un complexe commercial de 61.000 m2, assorti d’un parking de 2.500 places.

« Le projet a dix ans. C’est le projet commercial qui est remis en question, pas le projet environnemental et ces 250 hectares redonnés à la nature. Le projet commercial qui a 10 ans est aujourd’hui est obsolète, » explique Philippe Saurel. Et les 50 millions d’euros que devraient coûter ce retrait selon le maire de Lattes ? "Il y aura une querelle juridique comme il existe d’autres querelles juridiques ».

Le projet commercial qui a 10 ans est aujourd’hui est obsolète (Saurel)

Ce projet sera aussi abandonner pour le candidat Delafosse : « Doit-on continuer ce modèle qui a existé durant de longues années d’étendre à la périphérie des surfaces commerciales pour protéger l’armature commerciale de l’écusson et de nos quartiers ? Nous ajournerons ce projet ».

Nouveau stade de football

Michaël Delafosse : « il faut accompagner le projet de Laurent Nicollin car des investisseurs privés sont prêts à s’impliquer. Mais je l’ai proposé en lieu et place du projet l’Ode à la mer. Parce qu’il y a déjà deux arrêts de tramways et des surfaces de parking, donc le coût pour le contribuable sera très faible contrairement à Cambacérès".

En lieu et place du projet l’Ode à la mer (Delafosse)

Philippe Saurel : « je ne pense pas qu’on puisse jouer aux dominos en prenant un projet et le mettre à la place d’un autre. Il faut beaucoup de concertation. Le maire de Pérols n’est pas d’accord. Monsieur Nicollin non plus. Et vous ne déperméabilisez pas les parkings. Vous n’obéissez pas aux contraintes écologiques.

Le projet du stade dans la zac Cambacérès a été voté en conseil de Métropole avec d’autres équipements sportifs. Le stade de la Mosson est en zone inondable et on ne peut pas dire sur Ode qu’on va sortir les commerces parce qu’ils sont en zone rouge et ne pas le faire pour le stade de la Mosson ».

Michaël Delafosse lui rétorque : «Je veux bien qu’on me renvoie au sérieux mais découvrir la veille de l’annonce de la 1ère pierre qu’il y avait un problème avec le plan d’exposition au bruit, ça ne fait pas très sérieux ».

Montpellier ne peut pas être le far west (Delafosse)

Pour la tête de liste « Montpellier unie », plus globalement, il faut modifier le plan local d’urbanisme : « combien de maison sont rasé au profit d’immeubles collectifs ? Les permis de construire doivent être réalisés dans des zones d’aménagement concertées. Montpellier ne peut pas être le far west y compris quand ils abusent sur les prix d’acquisitions. C’est une réalité préoccupante de notre ville ».

Transports :

Delafosse : Gratuité pour les habitants de la Métropole. « 24 millions d’euros qui imposeront des choix budgétaires ».

Saurel : gratuité pour les moins de 12 ans et plus de 65 ans entre 10h et 16h: « j’ai le sens des réalités et de la bonne gestion de la ville. C’est facile d’être généreux avec l’argent des autres, l’argent public. Nous n’avons pas augmenté les taux d’imposition ville et Métropole pendant 6 ans. La gratuité totale n’est pas souhaitable et tous les experts vous le diront. C’est de la discrimination. Ce n’est pas légal ».  

C’est facile d’être généreux avec l’argent des autres, l’argent public (Saurel)

Pistes cyclables

Saurel : « Les pistes cyclables temporaires ont vocation à être à être pérénisées sauf cas de blocage et il faudra apporter des modifications pour que la fluidité soit au rendez-vous et que l’usage soit partagé ».  Budget sur la mandature : 80 millions d’euros

Delafosse : 100 millions d’euros sur le mandat « pour le vélo et les piétons parce qu’à Montpellier, il y a des rues sans trottoir. On peut regretter qu’il ait fallu attendre le virus pour voir apparaitre des pistes cyclables dans ce concept intéressant d’urbanisme dit tactique. Et Montpellier a un potentiel pour le vélo. Il faut réduire les deux fois deux voies qui existent à Montpellier ».

Sécurité :

Les deux candidats sont favorables à une brigade de sécurité des transports

Saurel : « 100 policiers municipaux supplémentaires viendront s’ajouter au 183 déjà en place. Nous sommes la  6ème ville en terme d’effectif au niveau national ».

Delafosse : « Le bilan du maire n’est pas à la hauteur. Il faut une police municipale dans tous les quartiers. La lutte contre la drogue est un problème qui se pose. Il faut sécuriser l’axe gare-comédie 24/24. Le bilan est exceptionnellement mauvais ».

Revoir le débat en cliquant dans le player ci-dessous:

Débat du second tour des municipales à Montpellier

Quelle campagne ! Que de rebondissements ! Et ce n'est peut-être pas fini. 14 candidats se sont présentés à l'élection municipale de Montpellier, 7ème ville de France en nombre d'habitants (288 600 au 1er janvier 2020) qui augmente en moyenne de 2000 personnes en moyenne tous les ans. 

Lors du premier tour un candidat (Olaf Rokvam) s’est présenté sous l’étiquette RN alors que son parti lui avait retiré l’investiture. Un autre, Alex Larue (LR-UDI) s’est de son côté retiré de la politique à l’issue de son faible score au premier tour. Et enfin, un dernier a obtenu moins de votes (64) que de personnes présentes sur sa liste (65).

 

Les sondages se succèdent au débat de l'année et tous donne une large victoire des écologistes. Clothilde Ollier, tête de liste future maire e Montpellier. Non, car la direction d'EELV l'évince entre autres à cause de son rapprochement avec la France Insoumise. Le choix de Clothilde Ollier de modifier son équipe de campagne en écartant Manu Reynaud son binôme désigné à l'issue de la primaire, au profit de Jean-Yves Dormagen, avait également été très critiqué. Les écologistes partiront finalement avec trois listes: aucune ne passera le cap du 1er tour.

Le 15 mars au soir, ils ne sont plus que trois qualifiés pour le second tour le 28 juin. 

 

Philippe Saurel, le maire sortant, en tête du premier tour des municipales avec 19,11%, ne touche pas à sa liste. Arrivé 2ème, Michaël Delafosse s'allie avec la liste EELV de Coralie Mantion

L'attelage le plus surprenant est celui réunissant Mohed Altrad, chef d'entreprise et 31ème fortune de France, Clothilde Ollier (écologiste allier à des proches de La france Insoumise furieux de ce nouvel accord) et Alenka Doulain (#NousSommes, mouvement populaire ). A eux trois ils représentaient 27% des voix soit bien plus que les trois candidats qualifiés pour le second tour. Mais une addition de voix au 1er tour n'a jamais fait avec certitude un futur maire. Les électeurs jugeront le 28 juin.

 

Le débat du second tour en diret sur France 3

France 3 Occitanie propose un débat de 40 minutes sur le second tour des municipales en direct lundi 15 juin à 18h sur France 3 Languedoc-Roussillon. Il est présenté par Florent Hertmann. Il est visible en cliquant dans le player ci-dessous.

 

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