Réforme des retraites : fin du blocage pétrolier de Frontignan, les manifestants quittent les lieux à l'arrivée des CRS

Le dépôt pétrolier de Frontignan dans l'Hérault a été à nouveau bloqué plusieurs heures en signe de protestation contre la réforme des retraites ce mercredi 29 mars. La nuit dernière, un incendie à proximité du dépôt a détruit plusieurs bus, sans faire de blessés.

A 8 heures du matin, ce mercredi 29 mars, le blocage du dépôt de pétrole de Frontignan, commencé dans la nuit, était toujours en cours. Une quarantaine de militants opposés à la réforme des retraites s'étaient donnés rendez-vous sur le site à partir de 3 heures du matin.

Quelques dizaines de camions citernes étaient immobilisés devant l'entrée par des barricades et des tuyaux en travers de la route.

A 10h ce matin, suite à l'arrivée d'une compagnie de CRS, le blocus a été levé dans le calme.

On s'en va , on ne veut pas aller au conflit !

Un militant aux journalistes de France 3 Occitanie sur place

Une décision d'évacuation prise par le préfet de l'Hérault et annoncée sur le compte Twitter de la préfecture.

Incidents et incendies

Le blocage du dépôt de Frontignan a commencé hier matin, jour de manifestation nationale, et la journée a été émaillée de divers incidents.

L'ambiance est restée tendue toute la journée aux abords du dépôt pétrolier. Alors que la dixième journée d'action contre la réforme des retraites a encore réuni plusieurs centaines de milliers de personnes dans toute la France, des incidents ont éclaté à Frontignan. Manifestants et forces de l'ordre se sont fait face. Un début d'incendie a même éclaté dans une pinède à proximité du dépôt de carburant. Manifestants et force de l'ordre se sont rejetés la responsabilité de l'incendie.

Plus tard, vers 20 heures, un second incendie s'est déclaré. Quatre bus désaffectés de la société Kéolis ont été la proie des flammes. Policiers et manifestants se sont renvoyés la balle sur l'origine de l'incendie. De son côté, le préfet de l'Hérault a crié au vandalisme des opposants à la réforme des retraites.