Municipales : voici les 28 adjoints de la nouvelle maire de Marseille Michèle Rubirola

La majorité de gauche de la nouvelle maire de Marseille Michèle Rubirola a dévoilé mardi la liste des délégations d'adjoints. Une équipe municipale à 28, amputée de deux élus dernièrement entendus dans une enquête ouverte sur des procurations douteuses pour les municipales.

Benoit Payan, 1er adjoint de la nouvelle maire de Marseille Michèle Rubirola
Benoit Payan, 1er adjoint de la nouvelle maire de Marseille Michèle Rubirola © Nicolas VALLAURI / MaxPPP
Dans la liste des délégations publiée mardi, le premier adjoint Benoît Payan, hérite d'un large portefeuille "pour une ville plus juste, plus verte et plus démocratique".
Municipales à Marseille 2e secteur : Benoît Payan (DVG) élu maire des 2e et 3e arrondissements
Municipales à Marseille 2e secteur : Benoît Payan (DVG) élu maire des 2e et 3e arrondissements © VALERIE VREL / MaxPPP
Benoît Payan, maire des 2e et 3e arrondissements, devient premier adjoint à la mairie de Marseille.

Fidèle de Michèle Rubirola, l'ancien président du groupe socialiste au dernier conseil municipal se voit récompenser de "sens du collectif" au sein du Printemps marseillais. 

Samia Ghali 2e adjointe

Samia Ghali, après s'être alliée au Printemps marseillais lors du second tour de l'élection du maire, a quant à elle obtenu le poste de 2e adjointe "en charge de l'égalité des territoires, des relations euroméditerranéennes, de l'attractivité et des grands événements marseillais".
La sénatrice socialiste Samia Ghali, candidate divers gauche à la mairie de Marseille alerte sur une crise sanitaire sociale "brutale et violente" dans les quartiers populaires.
La sénatrice socialiste Samia Ghali, candidate divers gauche à la mairie de Marseille alerte sur une crise sanitaire sociale "brutale et violente" dans les quartiers populaires. © Antoine TOMASELLI / MaxPPP
Les tractations ont duré plusieurs jours, les deux élus jouant au chat et à la souris jusqu'au dernier moment. Finalement, au deuxième tour, la maire des 15e et 16e arrondissements a fait basculer l'élection municipale.

Pierre-Marie Ganozzi, professeur d'histoire-géographie et 3e adjoint, a été chargé du "plan écoles", alors que la question du mauvais état des établissements scolaires a miné la précédente mandature et était une des priorités du Printemps marseillais, la coalition de gauche qui a porté Mme Rubirola à la succession de Jean-Claude Gaudin.

Autre fidèle de Michèle Rubirola, Olivia Fortin (Printemps marseillais), maire des 6e et 8e arrondissements, après avoir battu Martine Vassal (Les Républicains), est élue quatrième adjointe.
Municipales 2020 : Olivia Fortin élue dans le 4e secteur de Marseille.
Municipales 2020 : Olivia Fortin élue dans le 4e secteur de Marseille. © FB Olivia Fortin

Issue de la société civile et tombeuse de la candidate LR Martine Vassal dans un secteur réputé imperdable pour la droite, Olivia Fortin sera en charge "de la modernisation, du fonctionnement, de la transparence et de la qualité des services municipaux".

Barles 19e, Narducci 26e

Sébastien Barles, candidat écologiste au 1er tour, occupera lui le poste de 19e adjoint. 

Arrivé cinquième (8,94 %) le 15 mars, il avait choisi de rallier le Printemps marseillais au second tour, apportant son soutien à Michèle Rubirola.

Lisette Narducci (DVC), troisième au second tour dans les 2e et 3e arrondissements, sera 26e adjointe. L'ancien membre de la majorité municipale de Jean-Claude Gaudin entre 2014 et 2020 a apporté sa voix au Printemps marseillais lors du conseil municipal. En échange, l'élue a été récompensée d'un poste d'adjointe.

Beaucoup de petits nouveaux

Au delà, des figures de la politique marseillaise, des personnalités de la société civile font leur entrée pour la première fois dans l'hémicycle.

Pour la plupart, ils ont rejoint le mouvement parce qu'ils étaient déjà investis dans des luttes contre la majorité en place de l'époque.

Aux côtés d' Olivia Fortin, Mathilde Chaboche(10e), est de l'aventure créatrice du Printemps Marseillais avec le mouvement Mad Mars. Elue dans le 1-7, elle suit des jeunes en difficulté dans leur projet de formation.

Pierre-Marie Ganozzi, le 3e adjoint est enseignant FSU, il est élu dans le 2-3. Son combat contre contre le PPP (partenariat public privé) des écoles a été remarqué. 
Plus drôle, dans le 6-8,  il y a la photographe Sophie Roques (18e). Elle avait saisi la CNIL suite à des SMS de campagne reçus de la part de Martine Vassal.

Figure du collectif du 5 Novembre, Marie Batoux (14e) intègre aussi le conseil municipal, grâce à son élection dans les 4e et 5e arrondissements.

En 25e position, figure Ahmed Heddadi, cantonnier à la Métropole. En 2019, il devient le président du mouvement des radicaux de gauche 13. Un mouvement rassemblant des habitants et des gens de la gauche pour préparer 2020, avant de rejoindre le Printemps Marseillais.

Dans le 11-12, Rebecca Bernardi( 30e), décoratrice d'intérieur a rejoint le mouvement après sa bataille contre le maire de secteur, Julien Ravier. Une bataille écologique contre l'abattage d'arbres sur la place centrale de Saint-Barnabé pour l'extension d'un terrain de boules. 

Ces 28 adjoints "seront renforcés par des conseillers municipaux délégués par la suite", précise la mairie dans son communiqué.

Et deux absents remarqués

Deux élus proches de Samia Ghali, récemment placés en garde à vue dans une enquête ouverte sur des procurations douteuses établies pour les municipales à Marseille,
sont absents de la liste des délégations d'adjoints dévoilée mardi.

Présentés dans la liste des 30 adjoints dès après l'élection de Mme Rubirola le 4 juillet, respectivement aux 11e et 22e places dans la hiérarchie municipale, Roland Cazzola et Marguerite Pasquini, élus dans les 15e et 16e arrondissements, ne figurent finalement ni l'un ni l'autre dans la liste de 28 adjoints qui précise les délégations de chacun publiée mardi par la municipalité. 
   
Contactée par l'AFP, la mairie n'avait pas réagi dans l'immédiat pour s'exprimer sur leur absence.
 
La semaine dernière, ils avaient tous les deux été placés en garde à vue, puis libérés sans être poursuivis, dans l'enquête ouverte sur des procurations douteuses
établies dans le 8e secteur, remporté par la sénatrice ex-PS Samia Ghali.

Cette enquête en suit une autre, également ouverte à Marseille sur d'autres procurations soupçonnées d'avoir été frauduleusement établies dans les 4e et 6e secteurs, deux bastions des Républicains.
 
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