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Audincourt : journée lycée mort à Nelson Mandela contre la nouvelle carte scolaire

Une quarantaine de professeurs état dans la rue. / © Maxime Meunevaux / France 3
Une quarantaine de professeurs état dans la rue. / © Maxime Meunevaux / France 3

La réforme du lycée prévoit la fermeture de 2 CAP dans le lycée professionnel Nelson Mandela, dans le Haut-Doubs. Une mesure qui ne passe pas auprès du personnel enseignant qui s'inquiètent pour l'avenir des jeunes des environs.

Par M.D.

En grève devant le lycée professionnel Nelson Mandela, une quarantaine d'enseignants, d'assistants d'éducation, de CPE... Tous mobilisés, ce mardi 5 février, contre la nouvelle carte scolaire. Une mesure comprise dans la réforme du lycée, voulue par le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer. Elle doit être mise en place dès la rentrée 2019.

Ccette réforme de la carte scolaire dans l'académie de Besançon prévoit notamment la fermeture de 2 CAP : l'un dans le domaine de la restauation et le second pour les métiers de l'électrotechnique.
 

Mais cette mobilisation du 5 février n'a rien à voir avec l'appel à la grève national lancé par plusieurs organiations syndicales : le préavis de grève était déposé avant que cette action soit portée par la CGT, assurent les enseignants. Même si certains le reconnaissent : "il y a une convergence des luttes".

"On voit que les gens sont inquiets pour leur avenir, pour l'avenir de nos jeunes qui ne peuvent que rester dans le Pays de Montbéliard parce qu'ils n'ont pas une grande mobilité et on se demande ce qu'ils vont devenir avec la fermeture des CAP", explique Christelle Carlone professeure de mathématiques et représentante syndicale SNETAA-FO (Syndicat national de l'enseignement technique et professionnel des PLP et des CPE, action, autonome).
 
Audincourt : journée lycée mort à Nelson Mandela contre la nouvelle carte scolaire
>> Maxime Meunevaux et Laurent Brocard

 

Entamer le dialogue


Oui, concèdent certains, l'apprentissage reste une solution pour palier ce problème de fermetures de filières. "Mais les entreprises sont-elles prêtes à faire le travail éducatif que les professeurs prennent en charge ici ?", questionne Yves Haas, professeur de commerce. "Cette fermeture est une atteinte à l'égalité des chances et au droit à la formation pour tous, ajoute-t-il. On a un public qui est de plus en plus en difficulté. Et le problème si on nous supprime des moyens, c'est de savoir où vont aller ces jeunes qui n'ont pas une grande mobilité."
 

Alors depuis 8h ce matin, les professeurs sont réunis devant les grilles du lycée pour protester contre cette mesure. Et à partir de 10h30, ils ont déambulé dans les rues de la ville pour tracter informer les habitants sur le contenu de cette mesure.

"Ces CAP correspondent à leurs envies professionnelles, à leurs possibilités culturelles et ça nous permet de les ouvrir au monde, aux arts, les sciences... auxquels ils n'auraient pas accès tous seuls", reprend la représentante syndicale. Avec cette première opération, les enseignants espèrent entamer le dialogue avec le Rectorat et veulent à tour prix maintenir ces filières. Des actions semblables sont fréquemment menées dans des établissements de Besançon, également pour lutter contre des fermetures de classes.

 

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