Blanzy : des fleurs pour ne pas oublier les disparues de l’A6 en Saône-et-Loire

Des fleurs déposées devant une stèle du souvenir portant les noms de jeunes femmes disparues ou assassinées en Saône-et-Loire entre 1986 et 1999 : cette cérémonie, qui a lieu tous les ans, est le symbole du combat de familles qui espèrent connaître un jour la vérité.
 
A Blanzy, en Saône-et-Loire, la stèle de l’association Christelle porte les noms de plusieurs personnes disparues ou assassinées en Saône-et-Loire dans les années 1980 et 1990.
A Blanzy, en Saône-et-Loire, la stèle de l’association Christelle porte les noms de plusieurs personnes disparues ou assassinées en Saône-et-Loire dans les années 1980 et 1990.

"C’est important de ne pas se sentir seuls"


Cette année, comme tous les ans, l'association Christelle a organisé un dépôt de gerbe à Blanzy, en Saône-et-Loire, samedi 28 décembre 2019.
Il y avait des membres des familles, des amis... Au total, ils étaient une trentaine réunis autour de la stèle du souvenir dédiée à Sylvie Aubert, Nathalie Maire, Carole Soltysiak, Virginie Bluzet, Vanessa Thiellon, Marthe Buisson, Christelle Bletry, Christelle Maillery, Corinne Taret…

"C’est important de ne pas se sentir seuls, de voir la population qui est présente", reconnaît Marie-Rose Blétry, mère d'une des victimes. C’est après le meurtre de sa fille que l’association Christelle a été créée en 1997.

Depuis, avec d’autres familles, un combat est mené - année après année - pour suivre la procédure judiciaire, se battre pour que les dossiers ne soient pas fermés, rencontrer des élus pour les sensibiliser, organiser des actions pour récolter de l’argent et financer les frais d’enquête et de justice…

 
Plusieurs jeunes femmes ont disparu ou ont été retrouvées mortes en Saône-et-Loire, entre 1986 et 1999. C'est l'affaire des disparues de Saône-et-Loire (ou les disparues de l'A6)
Plusieurs jeunes femmes ont disparu ou ont été retrouvées mortes en Saône-et-Loire, entre 1986 et 1999. C'est l'affaire des disparues de Saône-et-Loire (ou les disparues de l'A6)
 

"On est fatigués, on a besoin d’aide"


"Il faut absolument continuer et se battre pour que tous les dossiers de l’association soient résolus", dit Marie-Rose Blétry. Sa fille Christelle a été tuée le 28 décembre 1996. Il a fallu 18 ans pour réussir à identifier le coupable, Pascal Jardin a été confondu grâce à son ADN.

Mais, aujourd’hui, il reste encore sept affaires non résolues.

"On est une population vieillissante, on est fatigués, on a besoin d’aide physique, morale et financière parce que les enquêtes et les avocats ont un coût", ajoute Marie-Claire Gil, mère d'une des victimes et vice-présidente de l'association Christelle.

 Reportage de Maeva Damoy, Amélie Douay et Rachel Nectoux avec :
-Marie-Rose Blétry, mère d'une des victimes
- Marie-Claire Gil, mère d'une des victimes et vice-présidente de l'association Christelle
-Jean-Louis Savetier, habitant de Blanzy

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
les disparues de saône-et-loire faits divers disparition