Dijon : où en est le chantier de la Cité internationale de la Gastronomie et du vin ?

François Rebsamen espère pouvoir ouvrir la Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon en octobre 2021 / © B.L.
François Rebsamen espère pouvoir ouvrir la Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon en octobre 2021 / © B.L.

Une 4ème rencontre du comité d'orientation stratégique (COS) de la cité internationale de la gastronomie et du vin se tenait ce lundi 4 novembre pour faire le point sur les futurs axes de développement culturel.

Par Christophe Tarrisse

Cité de la Gastronomie : l'agenda se précise


"Il faut avancer, on maintient le cap". Le ton est ferme, François Rebsamen, le maire de Dijon, veut que le projet de la Cité de la Gastronomie passe désormais à la vitesse supérieure, au concret. Après la fin du blocage juridique en mai 2019 et la pose de la première pierre en juillet dernier, le site va entrer en phase de travaux intensifs

Les travaux du pôle culture et commerces vont s'accélérer. Les travaux de terrassement vont commencer à partir de la mi-novembre. Et au début de l'année 2020, une dizaine de grues vont investir le site pour le début du "vrai" chantier. Le président de la métropole espère pouvoir ouvrir la Cité en octobre 2021, même si la date ultime est fixé à la fin de l'année 2021.
Le chantier de la Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon / © B.L.
Le chantier de la Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon / © B.L.


Cité de la Gastronomie : que voir, que faire ?


Le découpage du site est désormais bien arrêté, il se détache 7 grands pôles différents.
En numéro 1, le pôle culture et formation qui abritera l'école Ferrandi (voir ci-dessous), la Chapelle des Climats, un espace d'exposition de 1750m², des salles de réception, la boutique, le BIVB et le CIAP.

En numéro 2, les commerces, en 3, l'hôtel, en 4 le village by CA, en 5, les cinémas dont un art et essai, en 6 des logements réhabilités et en 7 l'éco-quartier.
 


Il y aura aussi un parcours du goût de la gare à la Cité, en passant notamment par la passerelle inaugurée cet été. Pour François Deseille, l'objectif est d'en "faire un lieu vivant, surtout pas un musée, avec un espace découverte et dégustation mais aussi des expériences sensorielles et du concret pour les visiteurs".  Objectif attirer une grande partie des 3 millions de touristes qui passent par Dijon chaque année.

L'école Ferrandi pour les étudiants étrangers


L'école Ferrandi a dévoilé ses ambitions par l'intermédiaire de Bruno De Monte, l'un de ses dirigeants. L'école occupera un espace de 780 m² et sera destinée aux étudiants étrangers en cuisine et pâtisserie. "On est très impatients, mais l'idée est de ne pas dupliquer ce que l'on fait à Paris ou à Bordeaux". Les cours seront donc assurés en anglais.

Mais une partie du programme et des stages seront aussi destinés et ouverts aux amateurs bourguignons. L'objectif est d'être ancré dans le territoire.


Réalité augmentée et transmission


Le comité d'orientation stratégique de la future Cité qui a déposé 3 noms a aussi évoqué plusieurs pistes de travail. L'idée d'accueillir des chefs internationaux en résidence a particulièrement séduit.

Il faut en tout cas que la future Cité invente des équipements de nouveauté avec un marquage développement durable.

l faut créer une expérience de ce repas gastronomique classé par l'UNESCO. Pour cela, la réalité augmentée devrait être utilisée pour se projeter dans un repas médiéval par exemple. La notion de transmission est également primordiale, un atelier des petits chefs est ainsi en réflexion.



 

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