Sept militants d'Extinction Rebellion jugés à Dijon pour avoir aspergé de peinture des distributeurs de la BNP Paribas

Soutenus par une soixantaine de manifestants, ces sept militants étaient jugés pour avoir dégradé des distributeurs bancaires à Dijon en mai 2023. Des condamnations d'amendes avec sursis ont été prononcées.

Ils entendaient dénoncer les investissements de la BNP Paribas dans des entreprises soutenant les énergies fossiles, comme Total. Sept militants d'Extinction Rebellion, mouvement de désobéissance civile écologiste, étaient jugés ce 16 août au tribunal correctionnel de Dijon, pour des faits remontant au 10 mai 2023. 

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Des amendes avec sursis

Les militants ont été condamnés à des peines d'avertissement, les juges requalifiant les faits en contravention de 5ème catégorie : les sept militants écopent d'amendes avec sursis, allant de 1000 à 1500 €, avec dispense d'inscription sur le casier judiciaire.

Pour trois d'entre eux, auteurs des dégradations place Darcy à Dijon, ils devront verser 5900 euros de dommages et intérêts à la BNP, au titre du préjudice matériel et 800 euros de frais d'avocat.

La demande de préjudice moral a été rejetée.

Une action symbolique pour dénoncer l'urgence climatique

Ce soir du 10 mai, les sept militants âgés de 19 à 36 ans aspergent de peinture des distributeurs bancaires de la BNP Paribas, à Dijon. Pris en flagrant délit, ils sont mis en examen pour dégradations volontaires. 

Ce 16 Août, avant l'audience, une soixantaine de militants de la Ligue des droits de l'homme, d'Extinction Rebellion et des Amis de la terre se sont réunis devant le tribunal correctionnel, pour protester en leur faveur.

L'avocate des prévenus, Laure Abramowitch, entendait "obtenir une requalification des faits en infraction politique" : "Ils sont poursuivis pour une infraction de droit commun, alors qu'il ne s'agissait pas de dégrader pour dégrader, mais de dénoncer les investissements de la BNP dans des entreprises qui soutiennent les énergies fossiles", nous indiquait l'avocate avant le début de l'audience.

Sur le droit, l'avocate souhaitait "obtenir la consécration de la désobéissance civile comme étant une action légitime et qui puisse être dispensée de peine ou relaxée, puisque l'intervention de désobéissance civile vise typiquement à être une action de liberté d'expression, qui vise à informer, à dénoncer. La BNP, au lendemain des faits, a publié un communiqué de presse pour dire qu'ils retiraient à l'avenir ces investissements dans les énergies fossiles. "

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