Violences urbaines à Dijon : le maire demande de nouveau des renforts policiers à Christophe Castaner

© NZ / France 3 Bourgogne
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Pour le maire PS de Dijon, "il y a urgence" après la nuit de violences urbaines qu'ont connu Chenôve et le quartier des Grésilles le 11 octobre dernier. Des véhicules et des poubelles ont été incendiés. Pris à partie, six policiers ont blessés.

Par M. F.

François Rebsamen réclame de nouveau au ministre de l'Intérieur des renforts de police dans la métropole. "Cinq véhicules ont été incendiés cette nuit [de vendredi 11 à samedi 12 octobre] à Dijon, le feu se propageant même à un bâtiment public voisin. Il s’agit une nouvelle fois d’actes criminels insupportables que je condamne et dénonce avec la plus grande fermeté", indique le maire PS de Dijon dans un communiqué.

Ce n'est en effet pas la première fois que l'agglomération est le théâtre de dégradations. Incendies de véhicules et de poubelles, caillassage de tramways à Chenôve, tirs sur des bus à Quetigny… les incidents se multiplient ces derniers mois."Où sont les auteurs de ces crimes ? Sont-ils arrêtés et condamnés ?", interroge François Rebsamen.
 

"Aux côtés de mes collègues maires, j’entends exiger de l’Etat dont c’est la mission régalienne qu’il assure la sécurité des personnes et des biens. La métropole de Dijon a besoin impérativement d’un renfort d’effectifs de police nationale dont le nombre est notoirement insuffisant dans ce contexte, malgré les efforts des policiers, des gendarmes et des pompiers sur le terrain", ajoute celui qui est également président de Dijon Métropole.

"Je viens d’interpeller personnellement le ministre de l’Intérieur, lui demandant de soutenir le Préfet de Région en attribuant urgemment des effectifs supplémentaires afin de sécuriser les quartiers concernés. Le ministre m’a confirmé qu’il fera un examen attentif de la situation. Je suivrai cela avec la plus grande attention et m’exprimerai à nouveau prochainement si la situation n’évolue pas."


Un appel déjà lancé en juillet

Après une nuit du 14-Juillet difficile, le maire de Dijon François Rebsamen et celui de Chenôve Thierry Falconnet interpellaient déjà le ministre de l'Intérieur, dans un communiqué au ton très politique.

"Notre colère est grande devant l'incurie du gouvernement à résoudre les questions d'ordre public […] La sécurité des personnes et des biens est une compétence régalienne de l'État. Comme nous, plusieurs maires de grandes villes ont lancé les mêmes alertes au ministre de l'Intérieur depuis plus d'un mois. Ce renforcement des moyens de police doit intervenir sans délai", indiquaient les deux élus socialistes le 15 juillet.

"Nous sommes stupéfaits du silence des députés de Dijon de La République en Marche. Font-ils seulement remonter la situation du terrain ?", ajoutaient-ils.

La réponse des élus LREM Didier Martin et Fadila Khattabi ne s'était pas fait attendre. "Nous appelons les élus socialistes François Rebsamen et Thierry Falconnet à plus de mesure dans leur expression et à partager avec les parlementaires les actions qu'ils comptent mettre en œuvre dans leur municipalité, dans le cadre de leurs missions de sécurité, de tranquilité et de salubrité publiques."
 

Le reportage de C. Tarrisse et I. Rivierre avec :
  • Jean-Claude Dunand, directeur départemental de la Sécurité Publique de Côte-d'Or
  • François Rebsamen, maire de Dijon (PS)
Métropole de Dijon : les réactions suite aux violences urbaines

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