Risques pour la santé, bons gestes à adopter... tout ce qu'il faut savoir sur les chenilles processionnaires

La procession des chenilles bat son plein entre le début de l'hiver et la fin du printemps. Quels sont les risques ? Que faire lorsqu'on les rencontre ? Toutes les réponses dans cet article.

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Ce sont de petites créatures aux teintes brunes, parsemées de grands poils blancs. Considérées comme nuisibles depuis avril 2022, les chenilles processionnaires sont en pleine phase d'activité entre décembre et avril. Tous les détails sur les bons comportements à adopter ci-dessous.

Comment les reconnaître ?

Il existe en France deux espèces de chenilles processionnaires dangereuses pour l'être humain : les "Thaumetopoea pityocampa" (dites "du pin") et les "Thaumetopoea processionea" (dites "du chêne"). 

Un nid de chenilles processionnaires. © JEAN-MARC LALLEMAND / MAXPPP

Ces insectes sont des espèces grégaires, c'est-à-dire qu'elles vivent en groupe. Elles sont avant tout connues pour le mode de déplacement en file indienne dont elles tirent leur nom."Si vous voyez une chenille poilue seule, il est peu probable qu'il s'agisse d'une chenille processionnaire", souligne l'Observatoire des chenilles processionnaires.

L'autre moyen de les identifier, c'est grâce à leurs nids. Ce sont de grosses boules de soie blanche que l'on peut découvrir accrochées aux branches d'arbres. On trouve principalement ces nids entre août et décembre.

Où les trouver ?

Les chenilles processionnaires sont présentes dans la plupart des départements de France. Selon l'ARS Île-de-France, l'espèce dite du pin "est présente sur les 3/4 sud du territoire français", tandis que sa cousine est "essentiellement retrouvée sur le quart nord-est de la France par foyers restreints". On retrouve les deux variantes en Bourgogne-Franche-Comté (BFC).

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"Les seuls départements de la région dans lesquels nous ne disposons pas de données relatives à leur présence sont la Nièvre et le Territoire de Belfort", détaille Théo Laborde, chargé de mission environnement à la Fredon BFC, un organisme dédié à la surveillance des nuisibles. "Ce qui ne signifie pas qu'elles en sont absentes, seulement que nous n'avons pas eu de signalement."

Des chenilles processionnaires. © PATRICK LEFEVRE / MAXPPP

Le risque de rencontre avec ces insectes est évidemment plus élevé en forêt. Il n'est toutefois pas impossible dans croiser aux abords des agglomérations, voire directement à l'intérieur des villes. En somme, partout où sont plantés des chênes ou des pins.

Que faire en cas de rencontre ?

Les poils des chenilles processionnaires sont urticants et allergisants. Ils peuvent provoquer d'importantes irritations cutanées chez les personnes avec qui ils entrent en contact. De fait, le premier réflexe à adopter lorsque l'on rencontre ces insectes est de rester à distance. "Les poils restent dangereux même lorsqu'ils ont quitté la chenille", ajoute Théo Laborde. "Après un contact, il est préférable de de laver ses vêtements."

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Si vous pensez avoir été exposé, il est recommandé de prendre une douche et de changer de vêtements. En cas d'apparition de rougeurs ou de démangeaisons, n'hésitez pas à consulter un médecin. Attention également aux animaux domestiques : eux aussi peuvent être affectés par la toxine.

Comment s'en débarrasser ?

Les processionnaires sont la proie naturelle des mésanges charbonnières. Ces dernières sont les "mangeuse[s] de chenilles processionnaires par excellence, avec une consommation familiale de 500 chenilles par jour", indique l'Office National des Forêts sur son site internet. Il incite donc à poser "des nichoirs à mésanges près des zones infestées, ou préventivement dans votre jardin".

La mésange charbonnière est le prédateur naturel des chenilles processionnaires. © FLORIAN LAUNETTE & MEGANE CHENE / MAXPPP

Il n'est pas nécessaire d'agir contre les chenilles lorsqu'elles sont en forêt. En revanche, si elles se trouvent dans des zones à risque, il convient de laisser leur élimination à des professionnels. Ils disposent de plusieurs moyens pour y parvenir : détruire les nids, poser des pièges ou encore pulvériser une bactérie spécifique.

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