Besançon : les archives municipales exposent les souvenirs du jumelage avec Fribourg

Le 6 juin 1959, Besançon et Fribourg signaient un jumelage. / © memoiresvive.besançon.fr
Le 6 juin 1959, Besançon et Fribourg signaient un jumelage. / © memoiresvive.besançon.fr

Jusqu’au 5 octobre, la ville de Besançon propose un voyage dans le temps avec l’exposition « Besançon-Fribourg, soixante ans de souvenirs ». Une manière de revenir sur des décennies d’échange avec la cité allemande.
 

Par Léo-Pol Platet

Le 6 juin 1959, ils se disaient oui. Jean Minjoz, maire de Besançon, et Josef Brandel, burgermeister à Fribourg (Allemagne), convenaient d’un accord de partenariat entre leurs deux villes. C’était neuf ans après le premier accord communal franco-allemand signé entre les villes de Montbéliard et Ludwigsbourg, symbole de l’amitié franco-allemande après une seconde guerre mondiale déchirante.

Ce 3 octobre, c’est en présence d’une délégation allemande venue en nombre, qu’a eu lieu le vernissage de l’exposition « Besançon-Fribourg, soixante ans de souvenirs ». Jusqu’au samedi 5 octobre, la ville de Besançon propose de se replonger sur ces soixante années de jumelage au travers de diverses archives municipales. Cette exposition gratuite prend place dans la salle Proudhon du Grand Kursaal.

Archiviste à la ville de Besançon, Michel Hitter explique : « A travers cette exposition nous souhaitions montrer les grandes étapes du jumelage ». Ainsi, parmi la cinquantaine de pièces visibles, certaines sont relatives aux différents anniversaires, échanges culturels, associatifs, et remontent jusqu’aux prémices du jumelage. Car si le traité de signature date de 1959, les discussions avaient démarré des années plus tôt, comme en attestent les différents courriers échangés entre deux communes déjà proches. Les différentes délibérations du conseil municipal préalables à cette signature sont également exposées.  
D’autres pièces en revanche, offertes par la ville de Fribourg, sortent de l’ordinaire. Si le jeu d’échec n’a pas pu être exposé, une photo du banc offert à l’occasion du cinquantième anniversaire et posé à la citadelle ou encore une assiette de collection sur laquelle est dessinée la ville à l’époque de la fortification sont présentes.
Alors qu'elle fermera ses portes samedi 5 octobre à 16h, l'exposition restera visible en intégralité ici .

« Cela nous a demandé un certain travail puisqu’en plus de retrouver les archives, nous avons également eu un important travail d’écriture de texte, cartel ou légende… » . Chaque pièce est légendée, en français comme en allemand.
 

A quoi sert un jumelage de communes ?


En France, on estime à 7000 le nombre de conventions signées entre des villes françaises et étrangères. Hormis un panneau de plus à l'entrée de la ville et un arrêt de bus au nom de la commune jumelée, ces partenariats permettent souvent de symboliser un accord de paix entre des pays. Après la seconde guerre mondiale, les jumelages entre la France et l'Allemagne ont fleuri un peu partout. Plus qu'un acte symbolique, c'est également l'occasion de s'ouvrir à une autre culture en permettant, via des échanges scolaires, d'offrir à des jeunes la possibilité de s'immerger dans un pays étranger pour y découvrir une langue mais également une culture. 

 Depuis 2013, l'association Consonances présidée et co-fondée par Anne Andes,  permet à des musiciens, comédiens et plasticiens des deux villes de collaborer ensemble à la création d’œuvres artistiques. Elle propose d’ailleurs une exposition intitulée « Regards sur l’avenir » du 3 au 10 octobre, à Besançon, ainsi qu’un concert le 5 octobre au Grand Kursaal de Besançon.
Le lycée Franco-allemand de Fribourg, lui, propose régulièrement des voyages à ses étudiants de l’autre côté de la frontière, dans la cité bisontine.
 

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