Procès de Jonathann Daval jugé pour le meurtre d'Alexia : les 10 images fortes de cette première journée d'audience

L'affaire Alexia Daval. Hors norme. De son emballement médiatique il y a trois ans, jusqu'au procès de Jonathann Daval qui a débuté ce lundi 16 novembre devant la cour d'assises de Vesoul (Haute-Saône). Voici ce qu'il faut retenir de cette première journée d'audience, en images.

Les parents d'Alexia Daval, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot répondent aux questions des journalistes.
Les parents d'Alexia Daval, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot répondent aux questions des journalistes. © Clément Jeannin - France Télévisions
Trois ans. Trois ans après la mort d'Alexia Daval, son mari est jugé par la cour d'assises de Haute-Saône. Le procès va durer cinq jours du 16 au 20 novembre 2020. Deux familles meurtries se retrouvent devant la justice.

Le corps d'Alexia Daval a été découvert le 30 octobre 2017 dans un bois non loin du domicile du couple à Gray-la-ville (70). Durant trois mois, Jonathann Daval a fait croire que sa femme avait disparu lors d'un jogging. Il a multiplié les versions des faits, accusant même son beau-frère, avant de finir par tout avouer, lors d'une confrontation familiale dans le bureau du juge. Alexia est morte étranglée, frappée, lors d'une dispute au domicile du couple.
 
Lors de cette première journée d'audience (dont le compte-rendu détaillé est à lire dans cet article), Jonathann Daval n'a pas été interrogé longuement par le président. Dans la matinée, le président de la cour d'assises Matthieu Husson l'a invité à dire s'il confirmait être "le seul impliqué dans la mort de (son) épouse". Dans son box, l'informaticien de 36 ans, les yeux rougis et au bord des larmes, a sobrement répondu "oui".

"Regardez la cour et les jurés, ce sont eux qui vous jugeront"

Jonathann Daval encourt une peine à perpétuité pour la mort de son épouse. Il doit faire face à un procès lui aussi hors-norme, sans public, et sous le regard de sa belle-famille persuadée qu'il a tenté d'empoisonner à petit feu Alexia. Le président l'a invité à oublier la médiatisation de l'affaire, qui a bouleversé les Français en cet automne 2017 et les mois qui ont suivi. "Vous ne devez pas être jugé différemment parce que cette affaire a connu un retentissement particulier. Je vous dois l'impartialité", a lancé le président Husson à l'accusé. "Oubliez la médiatisation", a-t-il encore exhorté. "Regardez la cour et les jurés, ce sont eux qui vous jugeront".

Un possible viol post-mortem, première passe d'armes entre les avocats   

Dans la matinée, Mes Cathy Richard et Gilles-Jean Portejoie, avocats des parties civile ont évoqué une possible préméditation et un hypothétique viol de la victime, deux points qui avaient été écartés par la juge d'instruction.
"Aucune investigation supplémentaire sur un viol ante ou post-mortem" n'a été demandée par la partie civile au cours des deux années d'instruction du dossier, a répliqué le conseil de Jonathann Daval, Me Randall Schwerdorffer.

"Jonathann était un enfant très calme, dans sa bulle" affirme sa mère

À la barre, dans son fauteuil roulant, la mère de Jonathann Daval est venue dire quelques mots sur la personnalité de son fils qui a grandi dans une fraterie avec 6 frères et soeurs.
"C’est une affaire bien triste, c’est dommage ce qu’il arrive à Alexia et à Jonathann. C’est un enfant qui était très calme, dans sa bulle, car il avait un problème de surdité. Il n’est pas comme il a été décrit. Alors oui, il a des défauts, comme tout le monde, personne n’est parfait" détaille la mère de l'accusé. "Je ne suis pas là pour l'influencer", a ajouté Mme Henry, appelant son fils à "dire la vérité". La mère de l'accusé sera réentendue plus en détails en audience jeudi.
 

"Ce procès est celui de Jonathann, je ne veux pas que ce soit le procès d'Alexia"

De ces cinq jours de procès, dans un contexte d'épidémie de coronavirus covid-19 et de confinement, les parents d'Alexia, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot attendent "de nouvelles révélations". Isabelle Fouillot souhaiterait pouvoir s'adresser directement mardi à Jonathann Daval. Pour la famille de la victime, "ce procès est celui de Jonathann, je ne veux pas que ce soit le procès d'Alexia" a prévenu madame Fouillot. 

Des images insoutenables pour la famille d'Alexia 

En fin de journée, des photos du corps d’Alexia ont été projetées devant la cour. Elles sont commentées par le médecin légiste du CHU de Besançon intervenu le jour de la macabre découverte.
Les parents et la sœur d’Alexia ont préféré à cet instant quitter la salle d'audience. Face à ces images très violentes, Jonathann Daval a  baissé la tête, disparaissant dans son box, la tête plongée dans les mains.
 
 

#PROCES DAVAL - JOUR 1

Un procès sous haute surveillance policière

Jonathann Daval est arrivé peu avant 8 heures de la prison de Dijon, derrière les vitres teintées d'une berline noire. Et sur fond d'un lourd dispositif policier aux abords de la cour d'assises de Vesoul.
Jonathann Daval est arrivé peu avant 8 heures de la prison de Dijon, derrière les vitres teintées d'une berline noire. Et sur fond d'un lourd dispositif policier aux abords de la cour d'assises de Vesoul. © SEBASTIEN BOZON / AFP
Les abords du palais de justice sont accessibles aux journalistes seulement et aux parties civiles et leurs avocats.
Les abords du palais de justice sont accessibles aux journalistes seulement et aux parties civiles et leurs avocats. © Franck LALLEMAND - maxPPP


L'ombre d'Alexia, et des victimes de violences conjugales

Stop aux féminicides, en face du tribunal de Vesoul, cette affiche rappelle qu'Alexia Daval n'est qu'une des nombreuses victimes de violences de la part d'un conjoint.
Stop aux féminicides, en face du tribunal de Vesoul, cette affiche rappelle qu'Alexia Daval n'est qu'une des nombreuses victimes de violences de la part d'un conjoint. © SEBASTIEN BOZON / AFP


L'arrivée de la mère de Jonathann Daval, Martine Henry

Martine Henri, la mère de Jonathann Daval accusé du meurtre de sa femme Alexia Daval.
Martine Henri, la mère de Jonathann Daval accusé du meurtre de sa femme Alexia Daval. © SEBASTIEN BOZON / AFP
  
Affaiblie par des problèmes de dos, la mère de Jonathann Daval face à une nuée de journalistes venus couvrir le procès devant la cour d'assises de Haute-Saône.
Affaiblie par des problèmes de dos, la mère de Jonathann Daval face à une nuée de journalistes venus couvrir le procès devant la cour d'assises de Haute-Saône. © Franck LALLEMAND - maxPPP

Jonathann Daval, l'homme dont vous ne verrez pas le visage

Pull marine et rouge, visage légèrement amaigri, coupe de cheveux en brosse. Jonathann Daval va écouter pendant cinq jours les débats de la cour d'assises. Il doit s'exprimer longuement au cours de l'audience de mercredi où la parole lui sera donnée.
Jonathann Daval dans le box des accusés de la cour d'assises de Haute-Saône.
Jonathann Daval dans le box des accusés de la cour d'assises de Haute-Saône. © Valentin Pasquier - France Télévisions


Une forêt de perches, micros et caméras pour suivre ce procès hors norme

Isabelle Fouillot et son mari Jean-Pierre, accompagnés de Me Gilles-Jean Portejoie, leur avocat.
Isabelle Fouillot et son mari Jean-Pierre, accompagnés de Me Gilles-Jean Portejoie, leur avocat. © SEBASTIEN BOZON / AFP


Pièces à convictions : l'affaire Alexia Daval et ses longs mois d'enquête, tout est là

Sur la table de la cour d'assises, les éléments matériels récupérés par les enquêteurs.
Sur la table de la cour d'assises, les éléments matériels récupérés par les enquêteurs. © PATRICK HERTZOG / AFP

La défense de Jonathann Daval silencieuse avant l'ouverture du procès

Me Esteve, Me Schwerdorffer, Me Spatafora, trois avocats vont assurer la défense de Jonathann Daval durant ce procès devant la cour d'assises.
Me Esteve, Me Schwerdorffer, Me Spatafora, trois avocats vont assurer la défense de Jonathann Daval durant ce procès devant la cour d'assises. © SEBASTIEN BOZON / AFP

Vesoul en confinement, un procès d'assises sans public dans une ville semi-déserte

Les accès au tribunal judiciaire de Vesoul bloqués. Aucun public ne peut assister à l'audience, ce n'est pas un motif de déplacement dans le cadre du confinement Covid-19.
Les accès au tribunal judiciaire de Vesoul bloqués. Aucun public ne peut assister à l'audience, ce n'est pas un motif de déplacement dans le cadre du confinement Covid-19. © Sarah Rebouh - France Télévisions
 
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