Nièvre : des élus s'opposent au transfert du centre d'appel du Samu vers Dijon

Illustration. / © MAXPPP
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Plusieurs élus de la Nièvre interpellent la ministre de la Santé. Ils refusent le transfert du centre d'appel du Samu vers Dijon. Ils disent vouloir "prévenir la mise en danger volontaire d'un territoire."

Par M. F. avec AFP

Des élus de la Nièvre manifestent leur "refus du transfert du centre d'appel 15 à Dijon", s'inquiétant de la situation sanitaire du département dans une lettre à la ministre de la Santé.

L'Agence régionale de santé (ARS) "a confirmé le départ du centre d'appel du 15 à la date du 2 octobre, sans aucune possibilité de nous exprimer et sans communication auprès des usagers", ont regretté les signataires dans le courrier transmis à l'AFP ce mercredi 19 septembre.

La lettre adressée à la ministre de la Santé Agnès Buzyn est signée par la députée Perrine Goulet (LREM), les sénateurs Patrice Joly (PS) et Nadia Sollogoub (UC) et le maire de Nevers Denis Thuriot (sans étiquette, sympathisant LREM).

"Nous refusons d'assumer ces décisions que nous ne cautionnons pas", indiquent les élus, disant vouloir "prévenir la mise en danger volontaire d'un territoire délaissé au profit d'une 'rationalisation' inadaptée."

Une "'expérimentation forcée' (du transfert) en juin suite à l'absence de plusieurs professionnels a démontré les difficultés très importantes du Centre de Dijon à répondre aux appels des patients nivernais", poursuit le texte.

Les élus s'inquiètent aussi du devenir de certains appels émanant du département voisin du Cher ou encore des conséquences de cette mesure sur le recrutement de médecins.
 

"Situation très tendue"

Les Nivernais ont manifesté à plusieurs reprises, ces derniers mois, leurs inquiétudes sur l'accès aux soins dans le département.

Après la fermeture de la maternité de Cosne-sur-Loire en décembre, des craintes sur le devenir des urgences de nuit à Clamecy avaient notamment poussé 35 maires à remettre leur démission fin février au préfet. L'ARS avait finalement annoncé que les urgences de nuit seraient maintenues mais réorganisées.

Cette "situation très tendue de l'accès aux soins" est renforcée par "l'absence d'un hélicoptère sanitaire", "une population vieillissante" ou encore "un réseau routier dont la configuration n'offre pas une garantie suffisante en toutes saisons", selon la lettre des élus nivernais.
 

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