Saint-Vincent tournante : À Puligny-Montrachet, la brigade des déchets veut rendre la fête plus verte

Une vingtaine de jeunes de l’association environnementale Aremacs se mobilise dans les rues de Corpeau, Puligny-Montrachet et Blagny (Côte-d’Or), ce weekend. Leur mission : organiser la collecte des déchets de la Saint-Vincent tournante 2022, en sensibilisant et en éduquant au recyclage.

Dans sa camionnette électrique, Rémi Reboux, le responsable de l'association Aremacs, enchaîne les allers-retours entre les villages de Corpeau, Puligny-Montrachet, Blagny et les bennes à ordures. À l’arrière, des dizaines de sacs poubelles : "Il doit y avoir 200 kg en moyenne. On fait quatre à cinq dépôts par jour. Mais ce n’est pas énorme, la plupart des déchets sont des emballages vides", remarque-t-il.

Avec plus de 30 000 visiteurs par jour, la Saint-Vincent tournante produit des centaines de kilos de déchets chaque jour. Pour favoriser le tri, Aremacs a disposé 120 poubelles de recyclage dans les communes

"Rendre la thématique environnementale un peu plus fun

Repérables à leur bonnet bleu au pompon jaune, ils sont une vingtaine de membres, dont 15 bénévoles, âgés de 22 à 30 ans. "L'idée ce n'est pas juste de faire la gestion des déchets", explique Rémi Reboux. "Il faut faire partie de la fête, rendre la thématique environnementale un peu plus fun.

En plus du ramassage des poubelles, l'association veut "sensibiliser" et "éduquer" les visiteurs au recyclage. "Les gens se trompent assez fréquemment", remarque Marine Denis-du-Péage, l'une des membres de l'association. "Par exemple, ils jettent les coquilles d'escargots avec l'aluminium alors que l'aluminium peut être mis au recyclage. Ils n'ont pas toujours le bon réflexe."

"Jeter 40 000 bouteilles en plastique ça n'a pas de sens"

À la Saint-Vincent tournante, en plus des caveaux pour déguster le vin, des dizaines de points de restaurations sont ouverts, rendant la tâche de la brigade d'autant plus difficile. "Ce sont des points de restaurations très différents. Il n'y a pas une harmonisation des déchets. On essaye de responsabiliser les foodtrucks pour qu'ils viennent eux-mêmes jeter leur déchets", ajoute Rémi Reboux.

Mais pour lui, "le nerf de la guerre" intervient en amont de la fête. "Ils voulaient mettre à disposition des bouteilles en plastique pour inciter les gens à s'hydrater. Mais jeter 40 000 bouteilles en plastique ça n'a pas de sens", soutient Rémi Reboux qui félicite leur remplacement par de simples points d'eau dans les caveaux. 

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