"Ma mère s'est effondrée" : mort à 600 km de chez lui, le défunt a failli rater son enterrement

Pascal Barrado est mort le 19 avril des suites d'un accident de parachute à Pamiers (Ariège). Originaire de Saône-et-Loire, sa famille est passée par de nombreux obstacles pour rapatrier le corps avant l'enterrement prévu ce mardi 30 avril. Le cercueil est finalement arrivé sur le fil, après plusieurs péripéties.

Jeudi 18 avril. Pascal Barrado est gravement blessé dans un accident de parachute sur la commune des Pujols, près de Pamiers (Ariège). Il décédera le lendemain, au centre hospitalier universitaire de Toulouse.

Ce féru de parachutisme, ancien vétéran de l'armée de l'air, était originaire de Sennecey-le-Grand, en Saône-et-Loire. Soit à plus de 600 kilomètres de son lieu de décès.

Pour sa famille, c’est une procédure compliquée qui débute afin de rapatrier le corps.

Un obstacle judiciaire et des galères

“Tout a mal démarré”, commence d'une voix fatiguée Priscillia Guilleminot, la belle-fille de Pascal Barrado. “Aujourd’hui (lundi 29 avril), le cercueil n’est toujours pas arrivé et l’enterrement est demain.” 10 jours après la constatation du décès, le corps de Pascal Barrado n’avait toujours pas quitté les pompes funèbres générales de Toulouse (PFG). Si le délai a d’abord été allongé par les examens médico-légaux, comme il est de rigueur en cas d’accident mortel, la suite peine encore à être acceptée par la famille.

“Au début, on ne pouvait pas le voir à cause de l’obstacle judiciaire, ma mère a reçu le permis d’inhumer juste après la levée de l’obstacle le 23 avril. On a enfin pu le voir après ça, mais au début ils ne voulaient pas alors qu’on était censés avoir le droit.”

Priscillia Guilleminot

belle-fille de Pascal Barrado

Mercredi 24 avril, après avoir reçu le déroulé du rapatriement par l'intermédiaire des pompes funèbres générales de Tournus, Liliane Barrado, l'épouse de Pascal, s'est rendue à Toulouse seule pour apporter des vêtements le lendemain matin, en vue de la mise en bière. Mais personne n'était là pour l'accueillir à l'heure convenue. Après avoir appelé, un responsable lui indique de se rendre dans une autre agence PFG, une heure après. Plus tard dans la journée, elle reçoit un coup de fil des PFG de Tournus pour lui expliquer que le cercueil en hêtre qu'elle a commandé n'est pas disponible et que ce sera un cercueil en pin à la place. "À ce moment-là, ma mère était dans tous ses états", confie Priscillia Guilleminot.

"En apprenant ça au téléphone, elle s'effondre"

La belle-fille de Pascal Barrado assure que le rapatriement était prévu pour le vendredi 26 avril dans un premier temps. "Ça laissait le temps à la famille de venir se recueillir avant mardi", assure-t-elle. "Tout le monde ne peut pas faire 600 kilomètres pour aller le voir à Toulouse. Mais on informe ma mère que le retour ne pourra pas se faire vendredi en raison d'un manque de personnel. En apprenant ça au téléphone, elle s'effondre. Il n'a pas décidé de mourir là-bas, pourquoi est-ce que tout doit être si compliqué ?"

La date est donc décalée à lundi dans la soirée, avec une arrivée à 9 h le mardi matin pour un enterrement prévu à 14 h 30 le même jour. Soit à peine 5 heures avant l'enterrement. C'est finalement à 10 h que le corps du défunt a été reçu à la chambre funéraire de Tournus. "Honnêtement, notre famille veut juste faire son deuil tranquillement", tente de conclure Priscillia Guilleminot, avant de préciser : "Mais sans parler du coût du rapatriement, ces péripéties ont juste causé un vrai préjudice moral et psychologique, en particulier pour ma mère. Elle est assez remontée contre PFG Toulouse, pour tous ces changements, ce manque de communication et ce stress en plus dans un moment comme ça."

Contactées, les pompes funèbres générales de Toulouse, n'ont pas apporté de réponse pour le moment.

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