Législatives 2022 : le député d'Eure-et-Loir Guillaume Kasbarian (Renaissance) élu président de la commission des Affaires économiques

Député de la 1ère circonscription d'Eure-et-Loir, Guillaume Kasbarian, fraîchement réélu sous l'étiquette Renaissance (majorité présidentielle) vient d'accéder au poste de président de la commission des Affaires économiques, au sein de l'Assemblée nationale.

Il en a été membre durant son précédent mandat, il en est maintenant à la tête. Le député d'Eure-et-Loir Guillaume Kasbarian (Renaissance) a été élu ce jeudi 30 juin président de la commission des Affaires sociales à l'Assemblée nationale. Il s'agit de l'une des huit commissions permanentes du palais Bourbon.

Réélu dans la 1ère circonscription (celle de Chartres) le 19 juin sous la bannière de la majorité présidentielle, Guillaume Kasbarian s'était illustré lors de la précédente mandature en tant que rapporteur d'une commission d'enquête sur la politique industrielle. Il en avait d'ailleurs présenté le rapport conjointement avec Olivier Marleix, député LR de la 2e circo d'Eure-et-Loir, qui présidait la commission.

De collaborateur à manager

Plus récemment, l'Eurélien a co-écrit avec Sylvia Pinel un rapport d'information sur la loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires.

Les domaines de compétence de la commission sont nombreux. Le site de l'Assemblée nationale liste "l’agriculture et la pêche, l’énergie et les industries, la recherche appliquée et l’innovation, la consommation, le commerce intérieur et extérieur, les postes et les communications électroniques, le tourisme, l’urbanisme et le logement". Autant dire que Guillaume Kasbarian ne pourra pas être "spécialiste de tout", réagit-il auprès de France 3. Il dit vouloir "encourager mes 73 collègues députés de la commission, chacun experts dans leurs domaines" pour "les faire monter en visibilité". Un travail "plus managérial" que lorsqu'il était simple membre.

"Travailler ensemble"

Élu dès le premier tour, il voit dans le vote d'opposants en sa faveur "une belle marque de confiance sur la capacités des oppositions à se dire qu'on va pouvoir travailler ensemble". Il espère ainsi mettre d'accord ses collègues sur des enjeux tels que l'indépendance alimentaire. Loin d'être une mince à faire, alors que le mouvement présidentielle ne dispose plus que d'une majorité relative dans l'hémicycle.

"Je souhaite porter des sujets cohérents avec mon territoire", explique-t-il. Notamment la "défense de nos fleurons industriels" et d'une "agriculture nourricière et productive", voire productiviste, comme on peut la voir en Beauce. Porteur en 2020 d'un amendement "anti-squatteurs", il dit vouloir continuer à s'investir sur le sujet dans les années à venir. Enfin, il affirme que sa "boussole sera le plein-emploi". 

L'une des premières tâches de la nouvelle commission sera l'examen du projet de loi sur le pouvoir d'achat, qui fera ses premiers pas à l'Assemblée le 18 juillet.

Plus tôt dans la journée, la députée Renaissance du Loiret Caroline Janvier a été élue secrétaire de l'Assemblée. En début d'après-midi, sa collègue (elle-aussi Renaissance dans le Loiret) Stéphanie Rist est devenue rapporteure générale de la commission des Affaires sociales. Le député Horizons de l'Indre François Jolivet a décroché la vice-présidence de la commission aux Finances, dont l'insoumis Éric Coquerel a été élu président. Enfin, la vice-présidence de la commission aux Affaires culturelles est revenue à Fabienne Colboc, élue Renaissance d'Indre-et-Loire.