Affaire Chloé à Blois : le policier n'ayant pas recueilli la plainte de la victime mis à la retraite d'office

Le 13 décembre 2022, Chloé, 24 ans, était très violemment agressée par son ex-compagnon à Blois. Deux heures plus tôt, elle avait tenté de déposer plainte contre ce dernier, mais le policier qui l'a reçue lui avait demander de revenir le lendemain. Il vient d'être mis à la retraite d'office.

Lourde sanction pour le policier qui avait refusé la plainte de Chloé, à Blois, le 13 décembre 2022. Le major de police a été mis à la retraite d'office, a appris RTL ce jeudi 25 janvier, information confirmée par Franceinfo auprès de la Direction générale de la police nationale (DGPN).

Pour rappel, ce jour-là, Chloé, 24 ans, se rend au commissariat de Blois pour déposer plainte contre son ex-compagnon, encouragée par des agents municipaux ayant assisté à une dispute dans la rue. Mais le policier qui la reçoit refuse de prendre sa plainte, et lui demande de repasser le lendemain. Deux heures plus tard, Chloé est violemment agressée par son ancien compagnon. Atteinte notamment de "lésions cérébrales majeures", elle reste près de deux mois dans le coma, et devrait garder des "séquelles définitives", indiquait le parquet de Blois.

Une précédente enquête "bâclée"

Le 1er novembre 2023, le major de police qui avait refusé la plainte s'est vu notifier sa mise à la retraite d'office, l'empêchant d'exercer au sein de la police. Et donc de toucher sa retraite à taux plein, dont la barre est fixée à 57 ans. La sanction entraîne aussi la perte du statut de fonctionnaire. Le désormais ancien policier échappe en revanche à la révocation, qui présente un caractère infamant.

Âgé de 55 ans, l'homme avait été suspendu à titre conservatoire le 20 décembre 2022, à la suite de son audition par l'IGPN. Six mois plus tôt, il avait déjà reçu un avertissement pour avoir "bâclé" une enquête après une plainte pour agression.

L'ex-compagnon de la victime, âgé de 27 ans, avait été interpellé quelques jours après l'agression à Plaisir, dans les Yvelines. Lors de son interrogatoire, il avait reconnu avoir donné des coups, mais avait nié l'intention de tuer.