Paris-Roubaix : un an après la mort de Michael Goolaerts, un hommage et des questions sans réponses

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Cette année, le tracé de la Reine des classiques va même s'adapter pour rendre hommage au jeune Belge.

Par Quentin Vasseur

Dimanche 8 avril 2018, à 13h45, le peloton du Paris-Roubaix arrive sur le secteur pavé de Briastre, le second de la course. Le jeune Michael Goolaerts de l'équipe Verandas Willems-Crelan chute de façon brutale sur les pavés.
 

Le jeune homme est pris en charge par les secours juste après le passage des coureurs, réanimé, puis transporté en hélicoptère au Centre hospitalier de Lille. 

Il y décèdera quelques heures plus tard, des suites d'un arrêt cardiaque. 
 

Comment ce jeune belge (originaire de Lierre, près d'Anvers) âgé de seulement 23 ans, a-t-il pu perdre la vie aussi soudainement ? L'autopsie confirmera, trois jours plus tard, l'origine cardiaque de son décès.
 
Au centre, Michael Goolaerts lors du Tour des Flandres, une semaine avant le Paris-Roubaix. / © DIRK WAEM / AFP
Au centre, Michael Goolaerts lors du Tour des Flandres, une semaine avant le Paris-Roubaix. / © DIRK WAEM / AFP

 

Où en est l'enquête ?

Une enquête avait été ouverte à l'époque par le parquet de Cambrai et confiée à la gendarmerie. "Ce n'est pas une enquête pénale, c'est une enquête qui vise, quand les circonstances d'un décès sont inexpliquées, ce qui est le cas quand un jeune homme de 23 ans meurt de manière quasi subite, à élucider les circonstances sans pour autant présumer l'existence d'infractions" confiait à l'époque le procureur Rémi Schwartz.

Un an plus tard, "l'enquête est toujours en cours" précise le magistrat. "Il n'y a pas eu d'élément nouveau" depuis le résultat, en juillet dernier, des analyses toxicologiques qui avaient été menées.
 

Une trace de médicaments avait bien été détectée – ceux notamment qui lui avaient été administrés lors des tentatives de soins – mais "pas de produits dopants" et en tout cas "rien qui puisse démontrer que le décès ait pu être causé par l'absorption de substances". 
 

Traumatisme et hommages


Un an après, le traumatisme est encore présent. Qu'il s'agisse de son équipe, de l'organisation du Paris-Roubaix ou du monde du cyclisme, l'hommage est unanime.
 

Surtout, le secteur pavé dit du Chemin de Saint-Quentin, qui relie Viesly à Briastre, a été renommé en juillet dernier en "secteur Michael Goolaerts" pour rendre hommage au Flamand. Le changement de nom a été fait à l'occasion de l'inauguration d'une plaque dédiée à sa mémoire.
 
© Gonzague Vandamme / France 3 Nord-Pas-de-Calais
© Gonzague Vandamme / France 3 Nord-Pas-de-Calais

D'ailleurs, dimanche prochain, pour la 117e édition de la Reine des classiques, le peloton n'abordera pas ce secteur pavé en descente, mais en montée.

Le responsable du service compétition à Amaury Sport Organisation Thierry Gouvenou, a confié à La Voix du Nord que "l’idée, c'était de rendre hommage à Michael-Goolaerts (...) et par conséquent de prendre le secteur pavés de Briastre dans le sens de la montée. C’est-à-dire en l'attaquant par Briastre pour rejoindre Viesly."

En attendant que soient élucidées les circonstances de sa mort, le monde du cyclisme n'a en tout cas pas oublié Michael Goolaerts.



 

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