Il est le père de l'une des victimes de Mohamed Merah. Son fils Abel est mort à Montauban, avec un autre militaire de son régiment, le 15 mars 2012. Depuis, Albert Chennouf a entrepris un long combat pour que la responsabilité de l'Etat soit reconnue. Il tente désormais de tourner la page.
De son fils Abel, tué par Mohamed Merah devant sa caserne de Montauban le 15 mars 2012, il ne fera jamais le deuil. Mais après cinq ans de combat, notamment pour faire reconnaître la responsabilité de l'Etat dans la mort de son fils, Albert Chennouf-Meyer tente aujourd'hui de tourner la page. "La vie continue", dit-il, à la veille du cinquième anniversaire de la mort d'Abel. La vie continue à Manduel, dans le Gard, où il est installé. Entre colère et inquiétude."Cette affaire a déglingué les familles. Personnes n'est intact." Albert Chennouf-Meyer
Pascale Barbes et Pierre Trouillet de France 3 Pays Gardois l'ont rencontré chez lui :
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Cinq après l'attentat perpétré par Mohamed Merah à Montauban et qui a coûté la vie à son fils Abel, Albert Chennouf tente de tourner la page, entre colère et inquiétude.
Il y a cinq ans, devant la caserne de Montauban
Le 15 mars 2012, un jeudi, vers 14h10, trois militaires du 17ème régiment du génie parachutiste de Montauban sont devant le distributeur de billets de la Caisse d'Epargne, en face de leur caserne. Un homme s'approche après avoir garé son scooter. Il tire et tue deux militaires, le sapeur-parachutiste Mohamed Legouad et le caporal Abel Chennouf, achevé alors qu'il est à terre. Il blesse à la tête et au thorax le caporal Loïc Liber et le laisse pour mort. Malgré l'intervention d'un autre militaire qui a assisté à la scène, le tueur parvient à s'enfuir en scooter. On saura plus tard qu'il s'agit de Mohamed Merah. Le même homme qui a tué un autre militaire à Toulouse quatre jours auparavant. Celui qui tuera ensuite trois enfants et un enseignant à l'école juive Ozar Hatorah de Toulouse quelques jours plus tard avant d'être abattu par le RAID dans le siège de son appartement.Le combat d'un père
Albert Chennouf-Meyer a écrit un livre sur son fils. Il a aussi attaqué l'Etat devant le tribunal administratif de Nîmes pour faire reconnaître la faute des services de renseignement dans la surveillance de Merah. Le tribunal lui a donné raison en juillet dernier en condamnant l'Etat mais ce dernier a fait appel.Des commémorations le 19 mars 2017
Les commémorations officielles auront lieu le 19 mars, date anniversaire de la tuerie à l'école juive de Toulouse. Samedi, une cérémonie a eu lieu au Maroc, en souvenir de la première victime de Mohamed Merah, Imad Ibn Ziaten, dont la mère se bat elle aussi pour célébrer la mémoire.Le Président de la république, François Hollande, s'est également adressé aux familles des victimes de Merah pour leur pour leur dire que "la France est toujours à leurs côtés" et qu'elle "poursuivra inlassablement sa lutte contre le terrorisme".