VIDÉOS. Sous la pluie en 1967, puis en 1992 quand la flamme olympique traversait déjà Besançon

Ce mardi 25 juin 2024, la flamme olympique traversera sept communes du département du Doubs pour finir sa journée à Besançon. Mais ce n'est pas une première historique. En 1967 et 1992, déjà, l'emblème avait fait étape dans la capitale comtoise. Retour sur deux journées sportives.

Saviez-vous que la flamme olympique était déjà passée par Besançon ? Si ce mardi 25 juin 2024, l'emblème sportif le plus connu foulera les rues de la cité comtoise, ce n'est en effet pas une première. C'est même déjà la troisième fois.

En 1967, déjà. La capitale franc-comtoise accueillait la flamme olympique en plein hiver, au lendemain de Noël, pour les Jeux olympiques d'hiver 1968, organisés quelques mois plus tard à Grenoble. 

En 1967, une journée pluvieuse

Pour l'occasion, les porteurs de la flamme olympique étaient choisis parmi les jeunes athlètes de la ville. Ainsi, sur des images d'archives, nous pouvons apercevoir des licenciés du RCFC, le Racing Besançon, club de football local, mais aussi des cyclistes, des gymnastes ou des cavaliers, encadrant le porteur de l'emblème olympique.

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La flamme olympique à Besançon, en 1967. ©France Télévisions - DR

Pierre Contoz, aujourd'hui maire de Montfaucon (Doubs), avait 21 ans à l'époque. Choisi pour faire partie des relayeurs, il se souvient. "Ce dont je me rappelle beaucoup, c'est l'attente de la flamme" nous racontait-il en 2018. "La flamme qui arrivait alors qu'il pleuvait beaucoup, ça, je m'en souviens. On attendait, on était mouillés, ça tardait un peu. Quand elle est arrivée, c'était un moment extrêmement fort". Il conserve depuis précieusement une photo de ce moment, flamme en main, devant la Préfecture de Besançon.

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Autre porteuse de l'époque, autre souvenir, ceux d'Henriette Martini, 91 ans, gymnaste toujours active à Thise (Doubs). 

Pour une sportive comme moi, c'était une sacrée fierté, un grand honneur. J'avais parcouru environ 800m, du pont Battant au pont de la République, avec la flamme dans les mains.

Henriette Martini,

porteuse de la flamme en 1967

Que retient Henriette de ces quelques minutes de prestige ? La foule, massée dans les rues et qui l'applaudissait ? La sensation de participer à un événement historique ? Eh bien non. "C'est le poids de la torche qui me reste en tête" s'exclame-t-elle.

"10 cm de diamètre, le tout en métal. Et il faut qu'elle soit voyante pour le public ! Ça pèse !". Mais le plus important pour la gymnaste, "c'est d'avoir été accompagnée de ma fille de 10 ans et de mon mari. C'était extrêmement fort".

Une traversée du Doubs en canoë annulée

La flamme vit ensuite le tour de la ville, et devait même traverser le Doubs en canoë. Mais la crue de la rivière, due aux intempéries, ne l'avait pas permis. Pas de quoi décourager les Bisontins, nombreux à participer à la fête. Après cette journée pluvieuse, mais heureuse, la flamme filait du côté de Métabief (Doubs) puis du Jura et des Rousses.

En 1992, 98 relayeurs doubistes avant Albertville

Rebelote 25 années plus tard, le 9 janvier 1992. Là aussi, la flamme olympique traverse le Doubs pour les JO d'Hiver d'Albertville. Arrivée à Belfort (Territoire de Belfort), elle passera entre les mains de 98 relayeurs, là aussi tirés au sort parmi les jeunes doubistes de 20 à 25 ans.

Le parcours passa par les communes de Clerval (aujourd'hui regroupée avec Santoche dans la nouvelle commune de Pays-de-Clerval), Baume-les-Dames (où une plaque commémorative avait d’ailleurs été inaugurée), avant une arrivée à 18h30 à Besançon, place Battant, depuis la place du 8 septembre.

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La flamme olympique est passée à Baume-les-Dames. ©France Télévisions - DR

C'est sur la place Battant qu'un spectacle pyrotechnique avait d'ailleurs été proposé aux spectateurs venus en nombre pour l'occasion. Selon l'organisation, ils étaient entre 18 000 et 20 000. C'est la jeune Nathalie Vieillard, 15 ans et demi à l'époque, qui avait été la dernière relayeuse et avait allumé le chaudron olympique.

Jamais deux sans trois, donc, avec ce 25 juin 2024. À titre de comparaison, la cérémonie de clôture, au parc de la Gare d'eau, pourra accueillir près de 10 000 spectateurs. Sans compter les centaines de curieux et curieuses, qui viendront assister au relais olympique au bord des routes, sous le soleil comtois. La journée s'annonce chaude. 

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