Retour des pluies en Bourgogne : les nappes phréatiques encore à un niveau très bas

De fortes précipitations se sont abattues sur la région ces derniers jours. Une bonne nouvelle pour la Bourgogne qui sort d'un été extrêmement sec. Mais si les sols retrouvent l'humidité, le niveau des nappes phréatiques est encore très faible. 

Les niveaux des nappes d'eau souterraine sont encore très bas.
Les niveaux des nappes d'eau souterraine sont encore très bas. © France Télévisions
L'épisode de sécheresse est bel et bien derrière nous. Et il était plus que temps. Les sols et les cours d'eaux ont souffert cet été, certains comme la Tille en Côte-d'Or étant complètement à sec. Depuis une semaine, l'eau coule à nouveau avec le retour des pluies automnales. 
 
Les précipitations de ces 20 derniers jours ont été importantes : en Bourgogne, il a plu l'équivalent d'environ 2 mois de septembre, selon Météo-France. Rien que sur Dijon-Longvic, il est tombé 153 mm de pluie, contre une normale de 65 mm pour un mois de septembre. "C'est une bonne nouvelle pour la Bourgogne, ça va permettre de rattraper le déficit", commente Denis Thevenin, directeur de Météo-France Dijon.

La préfecture de Saône-et-Loire a d'ailleurs décidé de lever les mesures de restriction d'usage de l'eau dans le département. Ces mesures restent en vigueur dans la Nièvre, la Côte-d'Or, et l'Yonne.


 

Il faut plusieurs mois pour recharger les nappes phréatiques

Clément Doney, hydrogéologue




Mais il faut espèrer que ces pluies durent pour recharger les nappes phréatiques, à un niveau encore très bas. "Il y a une tendance à la hausse, mais les précipitations de ces derniers temps sont insuffisantes pour recharger les eaux souterraines puisqu'elles filtrent d'abord vers les cours d'eaux, avant d'aller jusqu'aux nappes phréatiques. Donc il faut plusieurs mois pour les recharger. Globalement sur toute la période de novembre à mars, dite de hautes-eaux", explique Clément Doney, hydrogéologue au Bureau de recherches géologiques et minières de Bourgogne-Franche-Comté. 

Un hiver sec serait donc problématique. Les prévisions saisonnières de Météo-France indiquent que les températures risquent d'être plus élevées que la moyenne, mais aucun scénario ne se dégage quant aux précipitations. Selon Patrick Pasquet, prévisionniste à la station de Dijon, il n'y a en tout cas "pas d'épisode pluvieux important à venir sur les 15 prochains jours."

 
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