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REPLAY. Municipales 2020 à Vitry-le-François : ce qu'il faut retenir du débat de l'entre-deux-tours

Une quadrangulaire transformée en triangulaire. Ce mardi 23 juin sur le plateau de France 3 Champagne-Ardenne, trois des quatre candidats qualifiés pour le second tour des élections municipales à Vitry-le-François (Marne) ont débattu. Économie, emploi et après crise sanitaire ont animé ces échanges.

A gauche, le maire sortant de Vitry-le-François Jean-Pierre Bouquet, à droite au premier plan, Pascal Erre, candidat du Rassemblement national et derrière lui, Cyril Triolet, ex membre les Républicains à la tête de la liste fusionnée avec celle de l'ex socialiste Linda Munster.
A gauche, le maire sortant de Vitry-le-François Jean-Pierre Bouquet, à droite au premier plan, Pascal Erre, candidat du Rassemblement national et derrière lui, Cyril Triolet, ex membre les Républicains à la tête de la liste fusionnée avec celle de l'ex socialiste Linda Munster. © FM / FTV

Echanges houleux. Ce mardi 23 juin sur le plateau de France 3 Champagne-Ardenne, les candidats au second tour des élections municipales de Vitry-le-François, ville sous-préfecture de la Marne, ont vivement débattu à propos des nouvelles alliances politiques en vigueur, de l'économie, l'emploi et l'après crise sanitaire.

Ils ne sont plus que trois candidats en lice. Seulement trois des quatre listes qualifiées pour le second tour des élections municipales s'affronteront le dimanche 28 juin. La tête de liste "Ensemble pour Vitry" Linda Munster, ex socialiste, a décidé de rallier l'ex membre des Républicains Cyril Triolet (19,55%), alors que cette dernière était arrivée deuxième du scrutin (23,83%). C'est donc Cyril Triolet qui représentera la fusion des deux listes lors du débat.

Jean-Pierre Bouquet, Cyril Triolet et Pascal Erre sur le plateau

Une alliance peu commune face à un adversaire de poids : le maire sortant Jean-Pierre Bouquet, socialiste soutenu par la République en marche, présent à la mairie depuis 1989. Sa liste "Fier d'être Vitryat" est arrivée en tête du premier tour le 15 mars dernier avec 42,47%. Enfin, le candidat Rassemblement national Pascal Erre, conseiller régional de la région Grand Est, mène la liste "Les Vitryats d'abord". Il a recueilli plus de 12% des voix au premier tour.

Il faudra que les candidats soient convaincants durant cette fin d'entre-deux-tours pour que les Vitryats se déplacent à leur bureau de vote. Comme sur l'ensemble du territoire, le taux d'abstention au premier tour a frôlé les 60% à Vitry-le-François.

Pour revoir le débat :

Le débat du second tour des municipales à Vitry-le-François

 

 

Vives attaques sur les alliances politiques

Comme le nouveau paysage politique le laissait présager, les trois têtes de listes se sont écharpées sur les alliances nées à l'issue du premier tour. Après quelques attaques concernant la campagne de l'entre-deux-tours entre Cyril Triolet et Jean-Pierre Bouquet, les candidats ont tous réaffirmé l'identité de leurs listes. 

Jean-Pierre Bouquet et Cyril Triolet jouent la carte de l'union au sein de leurs listes respectives. Interrogé sur son étiquette socialiste et du soutien de la République en marche, le maire sortant affirme : "Je suis un social démocrate et je m'assume totalement, j'ai aussi des écolos et des syndicalistes qui veulent le bien de Vitry-le-François."

"On est une liste de Vitryats et Vitryates, tranche le candidat divers droite. C'est une liste de rassemblement. J'ai demandé à quelques personnes qui avaient des engagements politiques nationaux de les mettre de côté. Aujourd'hui, il n'y a qu'une seule équipe. Ce n'est pas un rassemblement de façade." 

Pascal Erre, le candidat d'extrême droite, souligne quant à lui, amusé : "La politique municipale est une politique." Et de rappeler que les élus municipaux qui se disent apolitiques devront tout de même se prononcer au moment de voter pour les élections sénatoriales : "Les sans étiquettes voteront pour qui ?"

 

L'économie et l'emploi en question

Concernant l'économie et l'emploi, le candidat socialiste joue la carte de son bilan : "Nous avons été la première ville de France à distribuer des masques et des chèques cadeaux. Nous avons été imités par beaucoup de communes." Et de citer : "19 euros par habitant et 350.000 euros d'investissement pour remettre sur les rails l'économie locale."

Des mesures qui ne sont "pas une mauvaise idée" mais manquent de viabilité sur le long terme, selon son adversaire Cyril Triolet. "Cela permet de donner un coup de pouce mais ce n'est pas pérenne. Nous proposons de pérenniser l'offre sur toute l'année à moindre coûts, avec des taux plus faibles et récompenser ceux qui consomment en coeur de ville." Le candidat souhaite également nommer un adjoint au maire en charge du commerce, et plus précisément attaché à l'animation commerciale du coeur de ville.

Pascal Erre (RN) critique le bilan du maire sortant : "Pourquoi faire ces millions d'euros ? Combien de chômeurs à Vitry-le-François ont-ils trouvé un emploi depuis 2014 grâce à la politique économique que M. Bouquet a mené dans la ville et la communauté de commune ?"

 

Quel avenir pour Vitry-le-François après la crise sanitaire

Jean-Pierre Bouquet défend une fois de plus son bilan. Le candidat socialiste promeut depuis longtemps "l'économie verte", notamment l'énergie à hydrogène et la chaufferie biomasse. "La chaufferie biomasse est en train de se faire, elle sera livrée. Nous sommes en train d'étendre le réseau ce qui va permettre un maillage par la zone industrielle, ce qui va permettre un rebond pour l'activité économique puisque ça va permettre de déboucher sur l'écologie industrielle et intéresser les grandes entreprises en termes de spécialisation du territoire", explique-t-il. Il met également en avant le soutien apporté par son équipe à l'entreprise Haffner énergie qui promeut l'énergie à l'hydrogène.

Cyril Triolet aimerait créer un conseil économique sur le territoire et ainsi favoriser l'émergence d'un "écosystème économique à Vitry-le-François". Il reconnaît que la présence d'Haffner est une chance pour le territoire, mais aimerait également créer des emplois dans le numérique. "Des jeunes veulent monter des start-ups dans le domaine qui ne sont pas accompagnés. Demain, nous sommes prêts, avec Haffner et les autres acteurs économiques à les accompagner sur les plans administratif et financier", assure Cyril Triolet. 

Pascal Erre dit "n'avoir rien contre la transition énergétique", mais ne veut pas la placer au centre de son projet. "Je me rends compte que ce n'est pas ça qui va permettre de réindustrialiser le territoire et de donner aux chômeurs du travail", assène-t-il.

Les autres débats :

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