Coronavirus Covid-19 : la Braderie de Lille 2020 est annulée

Elle avait été annulée une première fois en septembre 2016 alors que la menace terroriste planait, moins de deux mois après les attentats de Nice. Cette fois-ci, c’est le Covid-19 qui a eu raison de l’édition 2020. La braderie de Lille ne se tiendra pas les 5 et 6 septembre prochains.

Illustration de la foule compacte lors de l'édition 2019 de la braderie de Lille.
Illustration de la foule compacte lors de l'édition 2019 de la braderie de Lille. © FREDERICK GILTAY / FRANCE 3 HAUTS-DE-FRANCE
L’annonce a été maintes fois reportée, dans l’attente de la fin de l’état d’urgence sanitaire et au regard de l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Finalement, une rencontre organisée ce lundi après-midi entre la maire de Lille Martine Aubry et le préfet de région Michel Lalande a scellé l’avenir de l’édition 2020 : la braderie de Lille n’aura pas lieu cette année. En tout cas, pas sous sa forme classique et habituelle.

« La fin de l’état d’urgence a eu lieu le 11 juillet, mais demeurent aujourd’hui des précautions sanitaires et notamment l’absence de rassemblement au-delà de 5000 personnes, écrivent Michel Lalande, préfet du Nord et Martine Aubry, maire de Lille dans un communiqué commun. Au regard de cette disposition et des incertitudes sur la situation sanitaire à la rentrée, nous avons le grand regret de devoir annoncer l’annulation de la Braderie 2020 » Comment imaginer la tenue du plus célèbre des marchés aux puces d’Europe rassemblant pas moins de 2,5 millions de visiteurs de toutes nationalités en pleine période de crise sanitaire et alors que le virus circule toujours ? Alors que les rassemblements de plus de 5 000 personnes sont interdits au moins jusqu’à la fin du mois d’août et que le gouvernement réfléchit à imposer le port du masque dans tous les lieux fermés comme c’est déjà le cas chez nos voisins belges, maintenir la braderie de Lille aurait sans doute suscité l’incompréhension. 

Pour exemple, l’organisation d’un concert sur la promenade des Anglais à Nice il y a quelques jours a fait l’objet de toutes les critiques, l’événement étant devenu le symbole d’un relâchement des comportements individuels alors que le virus circule toujours.

Ne pas être à l’origine d’une deuxième vague

L’objectif affiché par les autorités : ne pas créer de rassemblements sur la voie publique et ne pas être l’épicentre d’une potentielle deuxième vague de contaminations. Alors que la mairie de Lille organise l’événement, c’est bien l’État qui autorise ou non sa tenue, en raison de l’ampleur de la manifestation.

Courant juin, la mairie s’était positionnée en faveur du maintien de l’édition 2020, "seulement si la situation sanitaire le permet", tandis que quelques mois plus tôt, Martine Aubry avait jugé "difficile" son organisation lors d’une conférence de presse.

Deuxième annulation en 4 ans 

En 2016 déjà, la braderie de Lille avait été annulée pour cause de menace terroriste, 6 semaines après l’attentat perpétré sur la Promenade des Anglais à Nice ayant causé la mort de 86 personnes. Néanmoins, la mairie de Lille avait voulu conserver l’esprit festif de ce weekend si particulier en créant "Lille reste en fête."

Les commerçants ont pu appliquer des prix braderie et les traditionnelles moules-frites étaient servies en terrasse de certains restaurants. Une braderie de la BD avait été organisée au Palais des Beaux-Arts et la gare Saint-Sauveur accueillait des concerts et des animations. Une solution qui devrait être retenue pour l'édition 2020 accompagnée de la piétonnisation d'une partie du centre-ville. "La ville de Lille a travaillé avec la Fédération Lilloise du Commerce et des représentants des commerçants pour une braderie les concernant. Elle en détaillera les modalités prochainement", conclut le communiqué annonçant l'annulation de la Braderie de Lille 2020.

 
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