Planète à crédit : 10 initiatives pour économiser les ressources en Provence-Alpes

Un geste pour préserver la planète, en consommant différemment. / © Christophe Morin/MaxPPP
Un geste pour préserver la planète, en consommant différemment. / © Christophe Morin/MaxPPP

Depuis le lundi 29 juillet, l'humanité vit à crédit. La planète Terre a épuisé toutes les ressources produites pour cette année. A cette occasion, retour sur 10 initiatives menées dans la région pour limiter la surconsommation de ces précieuses ressources.

Par Annie Vergnenegre

En sept mois, nous avons consommé toutes les ressources naturelles mises à notre disposition par la planète pour l'année. 

Ce "jour du dépassement" survient chaque année un peu plus tôt, c'était le 1er août l'an dernier. A cette occasion, nous vous proposons de revenir sur 10 initiatives menées dans notre région pour préserver l'environnement.

Jellyfishbot, le robot nettoyeur

11/06/2019 - Jellyfishbot, le robot méduse ramasse les déchets en surface, ici dans le port de Cassis (Bouches-du-Rhône). / © J.F. GIORGETTI / France 3 Provence-Alpes
11/06/2019 - Jellyfishbot, le robot méduse ramasse les déchets en surface, ici dans le port de Cassis (Bouches-du-Rhône). / © J.F. GIORGETTI / France 3 Provence-Alpes
Ce petit robot glisse à la surface de l’eau. Il y collecte déchets et hydrocarbures. Les agents de la Métropole chargé de la propreté du port de Marseille ont pu remiser leurs épuisettes.

L'engin radiocommandé peut nettoyer une surface de 1 000 m² par heure à la vitesse de 1 noeud. La société conceptrice a remporté plusieurs prix en 2019 notamment celui du Challenge "Zéro déchet plastique en Méditerranée à l’horizon 2030".

Du vin et de l'électricité

A Piolenc, des panneaux solaires ont été installés sur deux parcelles de vigne à titre expérimental. / © Emmanuel Zini/MaxPPP
A Piolenc, des panneaux solaires ont été installés sur deux parcelles de vigne à titre expérimental. / © Emmanuel Zini/MaxPPP
A Piolenc, la chambre d'agriculture expérimente l'utilisation de panneaux solaires pour accroître le rendement de la vigne et produire de l'électricité. 

Sur les deux parcelles à l'essai, les résultats sont encourageants. Les panneaux orientables apportent l'ensoleillement souhaité tout en protègeant la culture des coups de chaleur notamment en préservant l'humidité dans le sol.

Ce type d'installation a un coût non négligeable pour l'agriculteur mais l'uatre avantage, c'est que la centrale peut aussi produire de l'élecitrité. L'expérimentation devrait être menée à plus grande échelle dès l'an prochain. 

Les abeilles du Palais 

Six ruches ont été installées sur le toit du Palais des Papes d'Avignon. / © Sylvie Garat France3 Provence Alpes
Six ruches ont été installées sur le toit du Palais des Papes d'Avignon. / © Sylvie Garat France3 Provence Alpes
90 000 abeilles ont été installées en mars dernier au sommet de la tour du Palais des Papes d'Avignon. Labelisée comme un "territoire d'excellence de la transition énergétique et écologique", la ville propriétaire des lieux veut ainsi participer à la préservation des abeilles et de la biodiversité.

L'emplacement est idéal. Dans cet environnement urbain sans pesticide, la colonie devrait rapidement se développer. 100 kg de miel sont attendus dès le mois de septembre.

Un navire propulsé aux déchets 

Le navire de Plastic Odyssey doit faire un tour du monde en 2020. / © Boris Horvat / AFP
Le navire de Plastic Odyssey doit faire un tour du monde en 2020. / © Boris Horvat / AFP
Ces étudiants marseillais ont imaginé Plastic Odyssey, un navire qui carbure aux déchets plastiques. L’équipe veut faire le tour du monde d'un catamaran de 25 mètres, transformé en usine de recyclage et de transformation.  Un kilogramme de plastique pourrait produire jusqu'à un litre de carburant.

Chaque année, ce sont plus de 9 millions de tonnes de plastique qui sont rejetées en mer. 

Un marché propre

Les vendeurs et les consommateurs ont, pour la plupart, décidé de réduire les déchets. / © Virginie Danger France 3 Provence Alpes
Les vendeurs et les consommateurs ont, pour la plupart, décidé de réduire les déchets. / © Virginie Danger France 3 Provence Alpes
Eviter que les déchets finissent à la mer, c'est encore mieux et c'est ce que fait le marché de Garéoult dans le Var depuis 2015.

Plus de sacs jetables, plus de cartons qui se retrouvent dans la nature quand les forains remballent leurs étals. Cela représente plus de 400 kg de déchets par marché, soit 30 tonnes par an. Un marché modèle qui devrait en inspirer d'autres.

L'objectif Zéro déchet 

Autodidacte du zéro déchet, Sandra Marécaux a décidé d'en faire son métier : elle dispensera bientôt des formations. / © F3CA
Autodidacte du zéro déchet, Sandra Marécaux a décidé d'en faire son métier : elle dispensera bientôt des formations. / © F3CA
Zéro déchet, c'est pour beaucoup un voeu pieux, pas pour cette militante des Alpes-Maritimes.

Il lui a fallu 2 ans pour se débarrasser de tout produit jetable. Et donc de toute poubelle. Sandra Marécaux ne jette plus rien, elle fait ses produits elle-même. C'est bon pour la planète et pour le porte-monnaie. Son budget course est passé de 150 euros par semaine, à maximum 30 euros pour une famille de 4 personnes.

March on Mars chante "Air bag"

Le duo azuréen March on Mars chante pour la planète dans ce clip engagé inspiré par le cycle de vie d'un sac plastique.

Un sac oublié sur une plage s'envole avec le vent.. et va faire le tour de monde avant de revenir une dizaine d'années plus tard sur la même plage... 

Le groupe a voulu sensibiliser la population à la pollution sans se montrer moralisateur.

A la recherche des filets perdus 

Des filets de plusieurs centaines de mètres sont abandonnés en Méditerranée. / © Sandrine Ruitton
Des filets de plusieurs centaines de mètres sont abandonnés en Méditerranée. / © Sandrine Ruitton

Le programme "Ghost Med" mené par l'institut Méditerranéen d'Océanologie de l'Université d'Aix-Marseille s'est donné pour mission de recenser les filets de pêche perdus en Méditerranée et d'évaluer leur impact sur l'environnement.

Le réseau s'appuie sur des sentinelles qui l'alerte de la présence de ces filets. Ceux qui détériorent les fonds marins sont retirés.  

Un carburant vert pour les navires

Un nouveau carburant pour les navires afin de préserver l'environnement (en partenariat avec Thalassa)
Un nouveau carburant pour les navires afin de préserver l'environnement (en partenariat avec Thalassa)
Les bateaux de croisière comme les paquebots de commerce utilisent des carburants lourds qui polluent l'atmosphère avec des particules toxiques. 

D’ici 2020, les carburants utilisés par ces navires devront contenir moins de 0, 5 % de souffre. Dans l'immédita, le moins pollunat c'est le GNL, le gaz naturel liquéfié. C’est le carburant le moins impactant pour l’environnement. Il ne produit quasiment pas d’émissions de particules fines et d’oxyde de soufre, et moins 25 % de dioxyde de carbone, par rapport au fuel lourd.

L'upcycling, c'est chic et éthique 

Pour sa collection d'été, Natalie Coste a upcyclé des soies de stocks inutilisés de maisons de couture comme Chanel et des vêtements vintage. / © Nathalie Coste
Pour sa collection d'été, Natalie Coste a upcyclé des soies de stocks inutilisés de maisons de couture comme Chanel et des vêtements vintage. / © Nathalie Coste

L’upcycling peut se pratiquer dans tous les domaines mais c'est dans la mode qu'il a vraiment pris du galon ces dernières années. Il faut dire que l'industrie de la mode est l'une des polluantes et c'est la reine du gaspi. 

Traduit par "surcyclage" en Français, il s'agit de recréer un produit de meilleur qualité à partir d'un produit bon à jeter. En France, chaque année, 2,6 milliards de textiles, linges de maison et chaussures sont mis sur le marché. La moitié finit à la poubelle en moins d’un an.

Sur le même sujet

Les + Lus