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JT 12/13 Bourgogne

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Lutter contre l’alcoolisme par l’électrothérapie au CHU Dijon

© Licence CC by Pixabay
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Le service d’addictologie du CHU de Dijon coordonne un programme national basé sur la stimulation magnétique transcrânienne. Objectif : tester un nouveau traitement contre l’alcoolisme. Une quinzaine d'établissements participent à ces études prometteuses. 

Par Nathalie Zanzola

Comment lutter contre les addictions ?


Le service d’addictologie du CHU Dijon Bourgogne mène depuis quelques mois des études sur des patients souffrant de problèmes d’alcool.

"L’alcoolisme n’est pas qu’une question de volonté, c’est une maladie avec des dysfonctionnements au niveau du cerveau", explique Benoit Trojak, chef du service d'addictologie au CHU de Dijon.  
Ces dysfonctionnements provoquent un "craving", c'est-à-dire un besoin urgent de consommation.  

Il y a peu de traitements médicamenteux contre l’alcoolisme. Il est donc urgent de trouver de nouvelles pistes, comme la stimulation cérébrale. "La Stimulation Magnétique Transcrânienne répétée (SMTr) et la Stimulation Transcrânienne à Courant Continu (STCC) sont deux techniques de stimulation cérébrale non invasives. Simples, sûres, sans prémédication et sans danger, elles sont réalisées en ambulatoire". 


 
C'est votre tour - Lutter contre l’alcoolisme par l’électrothérapie – CHU Dijon

Les invités de Florence Cicolella dans l'émission C'est votre tour:

 

La stimulation transcrânienne, comment ça marche ?


Cette nouvelle méthode expérimentale est en test. Le principe est simple : on utilise l’électrothérapie pour s’attaquer aux dysfonctionnements de certaines zones du cerveau soupçonnées de favoriser la maladie. Concrètement, on agit sur les régions préfontales impliquées dans le "craving" et l’impulsivité.

Le patient porte un casque équipé d’électrodes qui délivrent un courant électrique très faible. Cela picote un peu pendant une dizaine de minutes, puis le patient rentre chez lui.
"Cela coupe le "craving", cette envie pathologique qui est plus forte que nous disent les patients", précise Jean-François Cannard, médecin addictologue.

Une quarantaine de volontaires de Bourgogne-Franche-Comté vont suivre plusieurs séances.
Les résultats collectés nourriront une étude nationale menée dans d’autres centres hospitaliers, mais dirigée par le CHU de Dijon. En Bourgogne-Franche-Comté, outre Dijon, le CH de Semur-en-Auxois et le CHU de Besançon participent à ce projet novateur. 

Pour infos ► 
Service d'addictologie du CHU Dijon : 03  80 29 37 69

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