Législatives 2024 : huit circonscriptions basculent au RN et cinq à l'union de la gauche en Provence-Alpes

Grands vainqueurs de ce second tour des élections législatives, dimanche, le Rassemblement national et l'union de la gauche se partagent les 21 sièges qui étaient à pourvoir dans les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence.

L'extrême-droite et l'union de la gauche se partagent le gâteau des 21 sièges qui étaient à pourvoir lors de ce second tour en Provence-Alpes. Le camp présidentiel n'a plus de députés. Les deux survivants du premier tour dans les Bouches-du-Rhône ont été laminés ce dimanche 7 juillet. Le Rassemblement national poursuit sa progression et conquiert sept circonscriptions. La gauche résiste et en rafle cinq. Des victoires et des défaites, avec quelques surprises.

Le Rassemblement national dispose désormais de 17 sièges au total. Aux deux élus du premier tour, Franck Allisio (12ᵉ circonscription des Bouches-du-Rhône) et Hervé de Lépinau (5ᵉ de Vaucluse), s'ajoutent huit députés réélus et sept sièges conquis au second tour. 

L'union de la gauche compte désormais huit députés, deux réélus dès le premier, et six conquis ce 7 juillet : un dans le Vaucluse et cinq dans les Bouches-du-Rhône.

Amine Kessaci (NPF) rate à 835 voix près

A Marseille, l'extrême droite passe de un député à trois. La députée RN de la 3ᵉ circonscription, Gisèle Lelouis, conserve son siège de justesse, face au jeune Amine Kessaci de NPF, 20 ans, qui manque de faire basculer la circonscription de 835 voix.  Le RN progresse par rapport à 2022 puisqu'il rafle la 1ʳᵉ et la 6ᵉ au camp présidentiel. 

La gauche conserve quant à elle la 5ᵉ, avec Hendrick Davi, député LFI sortant, réélu malgré la dissidence du premier tour et s'impose dans la 2ᵉ avec Laurent Lhardit. Ce qui lui donne trois sièges au total, avec ceux de Manuel Bompard et Sébastien Delogu, réélus au premier tour.

La chute du Pierre Dharréville, la victoire de Marc Pena

Dans le reste des Bouches-du-Rhône, le RN fait réélire ses quatre députés sortants et gagne trois circonscriptions.  Les sortants Joëlle Mélin (9ᵉ), José Gonzalez (10ᵉ), Romai Baudry (15ᵉ) et Emmanuel Tache de la Pagerie (16ᵉ) sont réélus.

Le parti lepiniste conquiert la 8ᵉ en battant le sortant Jean-Marc Zulesi, seul candidat ENS présent dans un duel. Il rafle également la 14ᵉ où se disputait la seule triangulaire en raison du maintien de la députée sortante Renaissance Anne-Laurence Pétel. Et surtout le RN fait tomber un bastion de la gauche depuis 40 as, dans les terres industrielles de Martigues, le communiste Pierre Dharréville est battu dans la 13ᵉ circonscription par l'ex-gendarme RN Emmanuel Fouquart. 

Le front républicain a cependant fonctionné dans la 11ᵉ circonscription, remportée par Marc Pena, ancien doyen de la faculté de droit, grâce au désistement du sortant Ensemble Mohamed Laqhila, face au RN Hervé Fabre-Aubrespy.

Pas de grand chelem en Vaucluse

Le RN rate le Grand Chelem en Vaucluse, car s'il gagne la 5ᵉ circonscription, laissée vacante par le député sortant Renaissance, Jean-François Lovisolo, qui ne se représentait pas, il ne parvient à s'imposer à Avignon face au jeune antifascite fiché S LFI, Raphaël Arnaud.

En revanche, le parti de Marine Le Pen confirme son ancrage dans les Alpes-de-Haute, où plus de 70% des électeurs sont allés aux urnes. Malgré les désistements de l'entre-deux-tours pour faire barrage au RN, le député sortant de Digne-les-Bains, Christian Girard, conserve son siège dans la 1ʳᵉ et la maire de Barcelonnette Sophie Vaginay, candidate de l'union RN-ciottistes bat le député LFI sortant Léo Walter, tombeur de Christophe Castaner il y a deux ans, dans la 2ᵉ. 

Les Hautes-Alpes résistent toujours

Les Hautes-Alpes, où la participation a été très forte pour ce second tour résistent à la vague bleu marine. Les deux circonscriptions tenues par le camp présidentiel bascule à gauche. Le siège de Joël Giraud vacant dans la 1ʳᵉ et celui de Pascale Boyer qui s'est désistée dans la 2ᵉ, tombent dans l'escarcelle du parti socialiste avec Marie-José Allemand, patronne du PS local, dans la 1ʳᵉ et Valérie Rossi dans la 2ᵉ. 

En 2022, les 25 sièges de députés de Provence-Alpes se répartissaient ainsi :11 RN, 9 Renaissance, 5 Nupes.

A l'issue de ce second tour des législatives anticipées par Emmanuel Macron, le RN conserve huit sièges de députés sortants, en perd un (Vaucluse), et en gagne huit, soit un total de 17 députés élus : 11 dans les Bouches-du-Rhône, quatre dans le Vaucluse, deux dans les Alpes-de-Haute-Provence.

L'Union de la gauche progresse par rapport à 2022. Elle conserve ses trois sièges de députés sortants, en perd deux mais en gagne cinq, soit un total de huit députés élus : cinq dans les Bouches-du-Rhône, deux hautes-Alpes, un en Vaucluse.

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