Auvergne-Rhône-Alpes
En direct Affaire Fiona

Affaire Fiona : Procès en appel du couple Bourgeon/Makhlouf - revoir notre direct de la 1ère journée

Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf sont jugés devant la cour d'appel de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, à partir du lundi 9 octobre pour la mort de Fiona, en mai 2013. En première instance, la cour d'assises du Puy-de-Dôme avait acquitté partiellement la mère de la fillette du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Elle n'avait été condamnée que pour quatre délits, notamment "non-assistance à personne en danger" et "dénonciation de crime imaginaire" pour avoir monté le scénario de sa disparition dans un parc de Clermont-Ferrand, le 12 mai 2013. Elle s'est toutefois vu infliger un retrait total de l'autorité parentale pour ses deux autres enfants. Quant au compagnon à l'époque de Cécile Bourgeon, il avait écopé de 20 ans de réclusion criminelle, assortis d'une période de sûreté des deux tiers. A ce jour, le corps de l'enfant, âgée de 5 ans au moment de sa disparition, n'a toujours pas été retrouvé. Le procès en appel du couple est à suivre quotidiennement, minute par minute, sur notre site Internet.

11:04

LES DERNIÈRES INFOS - Mis à jour le 19/10/2017 à 11:59

    Fin de la 1ère journée d'audience

    Il est 20 heures et la 1ere journée d'audience vient de se finir. Merci d'avoir suivi notre direct et à demain pour la 2e journée du procès en appel.

    Intervention de Cécile Bourgeon en foin de séance

    Juste avant la fin de la séance, Cécile Bourgeon prend la parole : "Berkane, 37 ans, Fiona, 3 décembre, 10 ans". L'intervention laisse la salle Michelet perplexe.

    Maître Grimaud, avocat des parties civiles : "Êtes-vous un bon père?"

    - Me Grimaud : "M. Makhlouf, faire pousser des plants de cannabis à portée de ses enfants, est-ce prendre soin d'un enfant? Laisser son enfant plusieurs heures dans un square peuplé de toxicomanes, est-ce prendre soin d'un enfant? Laisser un enfant sans manger, est-ce prendre soin d'un enfant?"
    Berkane Makhlouf répond "non" à toutes les questions
    - Me Grimaud : "Êtes-vous un bon père?"
    - Berkane Makhlouf : "J'ai eu des lacunes."

    Alors qu'elle était quasiment immobile pendant les deux heures de témoignage de Berkane Makhlouf, Cécile Bourgeon bouge à nouveau dans son box. Elle vient de demander un verre d'eau, qu'elle avale avec un comprimé.

    Berkane Maklouf réitère son amour pour les enfants

    - Makhlouf : "Les enfants de mon frère Ali, de ma soeur Fadila, je les adore. J'aime vraiment trop les enfants, j'aime joueur avec eux"
    - Me Khadifar : "Ce sont des enfants avec qui vous vous êtes toujours entendu?"
    - Makhlouf : "Oui"
    Me Khalifar : "Vous auriez pensé à faire carrière dans la petite enfance?"
    Makhlouf : "J'ai hésité à passer le BAFA"

    "Très tôt, vous êtes baignés dans la violence," rappelle l'avocat de Makhlouf, Mohamed Khanifar, qui a pris la parole. Il base sa défense sur l'absence de père et sur l'enfance douloureuse de l'accusé. Il souligne aussi le fait qu'on lui reproche de ne pas prendre contact avec son fils B., alors qu'il est à l'isolement. "C'est difficile ça," estime Me Khanifar.

    Juste avant les questions de la défense, l'avocat général met Berkane Makhlouf face à ses contradictions

    Le portrait qui ressort du récit du président met en évidence un homme "impulsif" aux relations chaotiques. Il lui demande s'il était jaloux de Nicolas Chafoulais, le père de Fiona. "Je lui en voulais pas [à Chafoulais]. Ils ont eu des enfants ensemble. Mais pour moi, il était toujours amoureux de Cécile."

    “...Et de son père aussi. J'aimerais être acquitté et Cécile aussi. Ce qui me permet de tenir, c'est vraiment B.”

    Berkane Makhlouf

    “Monsieur le Président vous a parlé d'avenir, vous avez parlé de votre fils B. Ce serait important pour vous, monsieur Makhlouf, que B. grandisse avec sa mère?”

    Maître Constantino, l'un des avocats des parties civiles

    Transferé à la prison de Villeneuve-sur-Saône (Rhône), Makhlouf insulte d'autres surveillants. Il se plaint aussi de la nourriture, exige des entretiens avec le directeur. On trouve de la résine de cannabis dans ses affaires, qu'il fume "pour être dans un état second lors de ses extractions".

    En prison, à Moulins-Yzeure, Makhlouf se plaint régulièrement de ses conditions de détention. Il agresse un surveillant, est certain qu'on administre du poison dans ses repas. "C'est une mort lente, puisque vous êtes toujours là, devant nous!"

    - Le président : "Vous aimez encore Cécile Bourgeon?"
    - Berkane Makhlouf : "Je peux pas dire si je l'aime encore. Mais c'est quand même la mère de Fiona, c'est la mère des gosses, c'est la mère de mon fils !"

    “Je voudrais juste que la lumière soit faite. J'aimerais juste entendre Cécile dire qu'elle a menti à propos des coups que j'aurais donné à Fiona. (...) Lorsque je fais du tort, je sais le reconnaître!"”

    Berkane Makhlouf

    Les avocats des parties civiles viennent de demande à Makhlouf de parler plus fort : "Je m'excuse M. le président, mais d'ici on n'entend rien du tout!" rugit Me Constantino.

    Sa rencontre avec Cécile Bourgeon

    Berkane Makhlouf évoque sa rencontre avec Cécile Bourgeon, en 2012. Elle était une connaissance de son frère. "On s'est tout de suite plu," raconte Makhlouf. L'interessée ne bouge plus dans le box, toujours la tête baissée.

    Makhlouf relate ensuite sa relation avec Stéphanie, qu'il a côtoyé de 2008 à 2009. Puis avec Marie-Laure, une femme avec qui il partageait son activité de deal.

    “Le père de Virginie, voyant que sa fille était malheureuse, lui conseille de vous quitter. Il déclare notamment qu'elle avait peur de vous, qu'elle était sous votre emprise (...) Vous aimez ça, avoir de l'emprise sur les gens!”

    Le président de la cour, face à Berkane Makhlouf

    A Nevers, Makhlouf est décrit comme un homme paranoïaque

    "Quand je rentrais du travail, il me disait que je n'avais pas travaillé, que je disparaissais et que ce n'était pas mois qui était derrière le bar," avait raconté Virginie, l'ex de Makhlouf. De son côté, l'accusé assume l'avoir trompée. Il est décrit par son voisinage nivernais comme un homme paranoïaque.

    La relation de Makhlouf avec Virginie, "une meuf en or"

    Berkhane raconte son histoire avec Virginie, qu'il décrit comme "une meuf en or". "Elle travaillait et tout, et moi je prenais de la drogue," signale Berkhane. Une relation sérieuse, puisqu'il va jusqu'à emmenager chez le père de sa copine et va jusqu'à évoquer de faire un enfant avec elle. Mais Makhlouf devient accro à la cocaïne, fait peur à Virginie. Elle le quitte en 2009.

  • Afficher les messages précédents

Le reste de l'actualité