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En direct Affaire Fiona

Affaire Fiona : Procès en appel du couple Bourgeon/Makhlouf - relire notre direct de la 8ème journée (mercredi 7 février)

Après un premier procès en appel qui avait tourné au fiasco à l'automne, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf ont de nouveau rendez-vous devant la cour d'assises de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, à partir du lundi 29 janvier. Ils sont jugés pour la mort de Fiona, en mai 2013. En première instance, la mère de la fillette (5 ans au moment de sa disparition) avait été condamnée à 5 ans de prison pour avoir menti pendant des mois en parlant d'un enlèvement de l'enfant. Berkane Makhlouf, son ex-compagnon, avait écopé de 20 ans de réclusion pour avoir porté des coups fatals à Fiona. Le verdict est attendu pour le 9 février.

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LES DERNIÈRES INFOS - Mis à jour le 08/02/2018 à 08:09

    La 8e journée des débats s'achève.

    Merci d'avoir suivi ce direct. Rendez-vous demain 9h pour la poursuite des débats.

    Il se trouve que le couple habitait au bâtiment J... Donc le témoignage n'a pas grand chose d'intéressant pour l'affaire.

    Le témoignage du voisin du couple Bourgeon

    "Je suis actuellement dans la presse, à la télévision et sur internet, le procès en appel de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf au Puy-en-Velay. (...) Je voudrais porter à votre connaissance quelques détails. Mon épouse et moi nous avons habité rue Goncourt, bâtiment B, distant de 50 mètres du bâtiment H où habitait le couple. J'étais à la fenêtre de mon balcon à fumer, j'ai vu un homme sortir avec un sac poubelle. je suis insomniaque et je me lève toutes les nuits vers 3 heures. Même si j'ai des lunettes, j'ai une bonne vue. L'homme mesurait 1m80 environ, des vêtements sombres et portant une capuche. je ne pourrais pas dire s'il était de type européen ou non. C'était le jour des poubelles, j'en suis sûr. Elles étaient ramassées entre 6h et 6h30. L'homme tenait le sac des deux mains, il le portait d'une façon vraiment particulière. Il s'est dirigé vers le local le plus près des bâtiments A et B, pas celui le plus près de chez lui. Le sac paraissait lourd, contenait quelque chose de raide d'environ 1m20 sur 30 centimètres. [L'homme est rentré]. Je ne sais pas à quel étage habitait le couple."

    L'expert et remercié et quitte la salle.

    Me Grimaud demande la parole.

    "Fiona, elle n'a jamais saigné"

    Cécile Bourgeon affirme que "Fiona n'a jamais saigné". Elle poursuit : "Et puis ce sont deux petites tâches, reprend Cécile Bourgeon. Il n'y a pas de sang dans tout le lit non plus. Je me rappelle du sang à la maison, mais c'était [la petite soeur de Fiona] qui s'était fait mordre par un lapin."

    Me Grimaud questionne les accusés sur les traces de sang

    - Me Grimaud : Vous parliez, M. Makhlouf, lors de votre garde à vue, d'une "calotte" que vous auriez mise à Fiona. Qu'elle se soit tapée contre une porte. Elle a pu saigner à ce moment-là Fiona...
    - B. Makhlouf : j'avais dit ça pour suivre Cécile, sur le coup. J'ai jamais donné de claque à Fiona.

    Les images des traces de sang sont diffusées dans la salle

    A la demande de Me Lebert, avocate de Nicolas Chafoulais, la cour diffuse une image de la couette de la fillette sur laquelle on retrouve les traces de sang.

    l'expert a repéré 12 traces de sang sur la couette "Dora l'exploratrice", dont dix traces très anciennes puisque brunes en raison de l'oxydation du sang. Deux demeurent plus rouges.

    L'est s'en rendu dans l'appartement une semaine avant l'ouverture de cette session du procès, fin janvier. Le lieu est toujours sous scellés.

    L'analyse morphologique des traces de sang dans la chambre de Fiona

    Le récit de l'expert est très technique, expose l'inventaire des traces de sang et sa manière de les détecter.

    “Nous n’avons pas trouvé de traces de sang visibles sur le drap housse du lit de Fiona, ni sur la "couette Dora l'exploratrice".”

    Les débats reprennent.

    Un nouvel expert arrive à la barre. Il a réalisé une analyse morphologique des taches de sang retrouvées dans l'appartement, notamment sur la couette de Fiona.

    Le témoin est remercié. Suspension d'audience.

    Le président suspend l'audience pour 10 minutes.

    Renaud Portejoie, l'avocat de Cécile Bourgeon, questionne l'expert

     Il lui demande si les drogues a pu entraîner ce trouble mnésique. Celui-ci reste prudent, toujours : "La prise de toxique peut être un facteur supplémentaire de non fixation mnésique. C'est possible, mais problématique."

    Me Portejoie prend à présent le micro.

    Me Schott rappelle que son client, Berkane Makhlouf, n'a jamais fait allusion à une quelconque amnésie.

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