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Affaire Fiona : Procès en appel du couple Bourgeon/Makhlouf - relire notre direct de la 9ème journée (jeudi 8 février)

Après un premier procès en appel qui avait tourné au fiasco à l'automne, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf ont de nouveau rendez-vous devant la cour d'assises de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, à partir du lundi 29 janvier. Ils sont jugés pour la mort de Fiona, en mai 2013. En première instance, la mère de la fillette (5 ans au moment de sa disparition) avait été condamnée à 5 ans de prison pour avoir menti pendant des mois en parlant d'un enlèvement de l'enfant. Berkane Makhlouf, son ex-compagnon, avait écopé de 20 ans de réclusion pour avoir porté des coups fatals à Fiona. Le verdict est attendu pour le 10 février.

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LES DERNIÈRES INFOS - Mis à jour le 09/02/2018 à 12:47

    Fin de la 8e journée de débats.

    Le président suspend les débats. Nicolas Chafoulais, le père de Fiona, sera entendu demain. Bonsoir et merci d'avoir suivi les débats sur notre direct. Rendez-vous demain à 9 heures:

    Me Schott interroge le témoin également sur les violences infligées sur la soeur de Fiona, violences présumées. Une procédure est en cours, une plainte avec constitution de partie civile. Il demande aussi au beau-père à ce qu'il respecte la présomption d'innoncence. "Ah, mais j'y suis justement attaché," répond l'ancien gendarme.

    "Ça faisait quinze jours, reprend Luc. Rien ne m'a convaincu de quoi que soit. J'en reste toujours sur ces affaires de toxicomanie et de femmes battues". Comme son épouse, il pointe du doigt la responsabilité de Berkane Makhlouf 

    Le témoignage de Luc prend fin

    Seul Me Khanifar souhaite poser une question sur le beau-père de Cécile Bourgeon.

    Cécile Bourgeon, amoureuse sous emprise

    A présent, le beau-père livre sa version de gendarme. Il dresse le portrait de la femme battue, la femme sous emprise. Pour lui, Berkane Makhlouf avait clairement une emprise sur Cécile Bourgeon. "Elle était amoureuse, ça c'est évident! Lorsqu'ils sont arrivés à Perpignan, elle continuait à le couvrir," rétorque Luc au président.

    Luc a commencé à mener l'enquête lorsque le couple est interpellé, en septembre 2013. Lorsqu'il rencontre les voisins de Berkane Makhlouf et Cécile Bourgeon, ces derniers lui disent que la première chose que Berkane leur a dit c'est "comment on trouve des drogues ici?", raconte-t-il.

    L'ancien gendarme craint de plus en plus Berkane Makhlouf. Dans sa cuisine, ont une altercation et l'accusé le menace de mort.

    Le déménagement à Perpignan

    Le beau-père relate aussi l'épisode du déménagement du couple dans leur appartement à Perpignan, à l'été 2013. Un incident a lieu entre Berkane et le frère de Cécile Bourgeon, venu aider. L'accusé manque de le frapper. Quelques jours après le déménagement, Berkane Makhlouf annonce à Luc qu'il n'est plus le bienvenu chez eux.

    Berkane se confie sur son salaire

    L'aide de Luc et Françoise au couple

    Luc énumère les aides qu'il a apporté au couple : il passe trois jours avec Berkane Makhlouf à essayer de lui trouver un travail (sans succès), de lui procurer ses produits de substitution, de leur trouver un logement. Il trouve une résidence pour le couple, de plein pied, avec un loyer décent, mais Berkane trouve une autre solution. "C'était une résidence connue comme un haut lieu du trafic de drogue à Perpignan. Quatrième étage sans ascenseur, alors que Cécile était enceinte de huit mois. On a finalement pris l'appartement avec son accord," raconte-t-il, amer. C'est lui et Françoise qui prennent en charge le loyer.

    Luc a connu Fiona alors qu'elle avait 6 mois. "C'est vraiment ma petite fille. C'est pourquoi je me suis porté partie civile pour savoir ce qu'il s'est passé en 2013 à Clermont-Ferrand".

    L'audience reprend.

    La cour revient dans la salle du prétoire. Luc, mari de Françoise et beau-père de Cécile Bourgeon, se présente à la barre.

    Suspension d'audience.

    Le président prononce 10 minutes de suspension.

    ​- Me Fribourg : Cécile, elle ne voulait pas éloigner définitivement Nicolas Chafoulais de ses filles?
    - Françoise : Je ne le voyais pas comme ça.

    "Vous inquiétez pas, on parle avec ma mère!"

    - Me Grimaud : Vous suivez le procès depuis le début, vous assistez à toutes les sessions. Vous avez besoin de quoi? Qu'est-ce qui soignerait votre douleur?
    - Françoise : De connaître la vérité, savoir ce qu'il s'est passé. Pour les enfants, plus tard.
    - Cécile Bourgeon : Vous me prenez pour qui? Ma mère, je la connais depuis le début. Alors n'arrivez pas comme ça, comme un ange. En plus, là c'est le troisième procès, ça devient pire pour elle avec les anti-dépresseurs...
    - Me Grimaud :  Mais vous avez entendu ce dont elle a besoin.
    - Cécile Bourgeon : Mais vous inquiétez pas, on parle avec ma mère. Elle n'a pas envie de vous dire des choses, c'est tout.
    - Me Grimaud : C'est peut-être un moyen de vous protéger?
    - Cécile Bourgeon : De quoi?
    - Me Grimaud Pour les enfants. Elle veut nous cacher des choses pour les enfants.
    - Cécile Bourgeon : Vous interprétez les choses de votre façon, c'est ça.

    Françoise ne savait pas que le couple souhaitait s'installer à Perpignan à la mi-mai

    Me Lebert revient sur le certificat médical pour justifier les absences de Fiona. Françoise, la mère de Cécile Bourgeon, a appris son existence lors de l'instruction. "En fait, il n'était même pas question qu'ils viennent à Perpignan à ce moment-là, lance-t-elle. Berkane Makhlouf n'avait pas trouvé de travail car il ne vous avait pas envoyé de CV, malgré nos multiples relances."

    “Clément, il "a réussi à se mettre dans le moule", comme il dit. Cécile n'a jamais pu y rentrer.”

    Françoise, mère de Cécile Bourgeon

    “Fiona, c’était une petite fille adorable, souriante. Un garçon manqué, elle courait partout. Quand ça jouait au gendarme et au voleur à l'école, elle prenait la carabine en plastique. Elle était gaie, agréable. C’est Fiona... un petit soleil.”

    Françoise, mère de Cécile Bourgeon
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