En direct Procès de Philippe Détrè

Procès de Philippe Détrè, prêtre accusé de pédophilie: l'audience en direct minute par minute (1er jour)

Suivez en direct le procès de Philippe Detré, soupçonné d'avoir abusé sexuellement de jeunes garçons et adolescents. En juillet 2012, le prêtre qui était alors curé de Bollezeele avait été mis en examen pour viols et agressions sexuelles.

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LES DERNIÈRES INFOS - Mis à jour le 12/01/2015 à 14:44

    Deux dernières victimes témoignent aujourd'hui

    Une autre victime, un des six filleuls de Philippe Détrè, a témoigné. Comme à chaque fois, fellations, attouchements... Aujourd'hui, sa vie est complètement bouleversée. "Il a cassé ma famille, pas la peine qu'il fasse des excuses. [...] C'est un manipulateur", explique la victime aujourd'hui qui ne dort plus et suit des traitements médicamenteux lourds.

    Vincent, 26 ans, partie civile, est sidéré par ce qui lui est arrivé. Il n'en a parlé que deux ou trois ans après à sa mère. Aujourd'hui, à 26 ans, les conséquences pour lui : "Je n'ai jamais eu de rapport sexuel avec une femme, ni avec un homme". 

    L'audience est terminée. Fin de ce live. A demain. 

    "Vous faites autant de mal qu'à l'époque en disant cela !"

    L'avocat général, assène cette phrase à l'accusé alors que ses déclarations sont confuses, qu'il ne concède pas certains points sur les déclarations de David. Notamment sur les tentatives de sodomies. 

    Mais coup de théâtre, l'avocat de la défense, Me Hammouche se met en colère contre son client : "C'est maintenant, je vous connais bien cela fait deux ans et demi. C'est pas un jeu. Alors, c'est la vérité ce que dit David ?"

    Philippe Détrè : "Oui, c'est la vérité. Oui, il dit vrai, David dit vrai. Je suis honteux, j'ai l'impression que j'ai détruit la vie des autres, et moi je me plainds mais c'est rien du tout. Il dit la vérité, j'ai tenté de le sodomiser, je suis honteux, je suis consterné." 

    "Vous l'avez remercié en le violant ?"

    Philippe Détrè demande à nouveau pardon, le ton semble sincère. Mais quel écart avec les souffrances endurées par les victimes et les quelques mots que l'accusé prononce en leur direction. "Même si vous ne me l'accordez pas, je vous demande pardon"

    La présidente lui demande de rester debout. Elle a des questions a lui poser. L'accusé déclare "je ne pense pas", "je vais dire oui" après un silence. C'est vague et confus. Sans doute difficile à entendre pour les victimes. 

    L'accusé ne semble pas livrer sa part de vérité. Comme s'il se bornait à demander pardon et à répondre difficilement aux questions de la présidente. Ses réponses, souvent précédées d'un long silence. 

    David était mon chouchou car il était dynamique et courageux. Il venait m'aider quand je lavais ma voiture. Volontiers, il rendait service.

    Avocate de David : "Vous l'avez remercié en le violant ? En lui faisant du mal ?"
    Philippe Détrè : "Maintenant je l'ai compris, à l'époque je ne m'en rendais pas compte"

    David, 34 ans, a vécu un calvaire, que sa mère a révélé par lettre anonyme

    Intégré, dans la famille, près des parents, "Il est devenu notre oncle et après [...] Ca a commencé en 1986, j'avais 6 ans et ça s'est terminé en 1995. Cela a commencé par des fellations puis des sodomies envers lui".

    "C'est arrivé assez souvent, quand il me dit de dormir dans son lit, je le crains. Je n'ai pas su dire non. Je suis bloqué... Aujourd'hui je n'explique toujours pas ce blocage. Les faits se sont déroulés lorsque j'étais endormi ou réveillé. Il se faisait masturber. [...] J'arrivais plus à parler ensuite, je répondais plus".

    "Adulte, j'ai eu des pulsions de violences, puis des flashs qui me revenaient et que je détournais en violence. J'ai eu des problèmes avec mon ex-femme, j'ai failli me suicider, je ne vois plus mes enfants depuis, même si c'est grâce à eux que je ne me suis pas suicidé"

    C'est la mère de David qui a envoyé une lettre anonyme permettant de débuter l'enquête. 

    Alain et Pascal, deux frères, premières victimes

    L'avocat général interroge maintenant l'accusé. Les débats portent sur la date des premiers faits. Philippe Détrè a du mal à se remémorer les dates mais reconnaît les faits.

    La présidente lit la déclaration d'Alain, frère de Pascal, pas présent à l'audience, sur des faits déroulés entre 1976 et 1982 dans la métropole lilloise. La victime dit être sous traitement et ne pas avoir encore parlé à ses médecins du fait qu'il ait été violé.

    L'accusé, fidèle a lui-même, reconnaît les faits. Et peine encore une fois à se souvenir des dates. Ces frères sont les premières victimes de Philippe Détrè.

    Alain a 12 ans, lorsqu'il est violé pour la première fois, estime Philippe Détrè. "Je l'ai toujours connu et toujours abusé"

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    L'avocat général, Luc Fons. - France TV

    Philippe Détrè : "J'ai compté une vingtaine de victimes. A l'étranger, aucune"

    La présidente interroge maintenant l'accusé sur les déclarations de la victime. L'accusé les reconnaît comme étant vraies, et estime que cette dernière avait plutôt 16 ans (au lieu de 14), au moment des premiers faits.

    "J'admets que j'ai profité de l'état de faiblesse de Pascal pour assouvir mes pulsions", répond l'accusé à une question de Me Broyart, partie civile. (Pascal avait dû être conduit à l'hôpital psychiatrique par Philippe Détrè, en raison d'une détresse psychologique.) Des faits d'abus sexuels sont ensuite reconnus par le prêtre envers Pascal.

    Au total, à une question de la présidente, Anne Segond, Philippe Détrè reconnaît avoir eu une vingtaine de victimes, mais aucune à l'étranger. 

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    Philippe Détrè.

    Pascal, victime abusée : conscient du mal qu'on lui a fait ?

    "Mes frères Alain, Frédéric et moi allions chez lui".

    Attouchements, fellations, la victime, accompagné à la barre par son avocate et une autre femme à ses côtés, répond "oui" à la présidente qui demande si l'abbé mettait son sexe dans sa bouche. 

    Parfois la victime se contredit sur le fait qu'il voulait ou pas caresser le sexe de Philippe Détrè.

    "Vous savez ce que cela veut dire sodomiser" ?
    "Non"
    . Finalement, la victime reconnaît avoir eu le sexe de l'accusé dans les fesses. A plusieurs reprises, environ tous les mois.

    Pascal a aujourd'hui une déficience intellectuelle moyenne et est sous tutelle. Il dit aller bien, ne semble pas regretter ce qui s'est passé ! Ni en vouloir, apparemment, dans ses déclarations, à son agresseur présumé ! Bref, en réalité la victime est plutôt anéantie, contrairement à ce qu'elle déclare, difficilement. 

    L'audience reprend avec l'audition d'une victime

    Pascal P., 51 ans, va être entendu. Il s'agit d'une victime partie civile. La victime s'exprime avec difficulté et déclare avoir fait "des manières" avec Philippe Détrè lorsqu'il avait 14 ans, à Lille, chez M. Détrè, près de l'église. 

    Son frère Frédéric était là aussi à l'époque, dans le lit de Philippe Détrè. Pascal, à la barre, explique que l'accusé touchait son sexe, le caressait. "Je ne voulais pas le toucher, mais il me demandait".

    La présidente, Anne Segond, pose des questions sans relâche à la victime, qui répond sans développer, explique qu'il allait voir des matchs du LOSC avec Philippe Détrè. "Cela a duré jusqu'à mes 20 ans" dit la victime en parlant des agressions. 

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    Me Jean-Philippe Broyart, partie civile pour "Enfance et partage" - France TV

    "Les prêtres ne sont pas seuls"

    "Je ne crois pas que la solitude soit la détresse majeure des prêtres. Il y a de la solitude chez des prêtres, comme chez beaucoup de gens [...]

    Le témoignage de Mgr Ulrich, archevêque de Lille, touche à sa fin. Il doit sortir de la salle d'audience. Des journalistes sont descendus de la salle de presse qui surplombe la cour pour l'interviewer. 

    16h00 : suspension de séance 10 minutes

    Du rôle du confesseur, ou du psychologue

    Mgr Laurent Ulrich : "La chasteté c'est un amour désintéressé. L'inverse de la pulsion. "​
    La présidente : "Et ceux qui n'y arrivent pas ?"
    Mgr Laurent Ulrich : "Aller trouver un confesseur et aussi de l'aide psychologique, c'est ce que l'on conseille depuis quelques années. Maintenant cela reste la liberté de chacun. 
    [...]

    La présidente : "Si Philippe Détrè s'était confié à un autre prêtre..."
    Mgr Laurent Ulrich : "L'obligation minimale que le confesseur a, c'est de dire au pénitent, qu'il doit se révéler"

    Précisons que c'est l'archevêque de Lille, Mgr Ulrich, qui recevant la lettre de dénonciation anonyme, a alerté le procureur de la République de Lille. "C'était le plus sûr, n'ayant pas les moyens de vérifier les faits graves dont il s'agissait"

    La présidente : "Je comprends. Par contre, je comprends un peu moins bien que vous n'ayez pas contrôlé le fait que son presbytère soit plein de gamins à partir du moment où vous avez reçu cette lettre..." 
    Mgr Laurent Ulrich "Pendant trois mois, je n'ai pas mis en route quelque chose car c'était diligenter une enquête interne. [...] Et tout le monde était étonné, tombait de très haut concernant Philippe Détrè". En fait, la lettre est parvenue à l'archevêque Ulrich en décembre 2011. Il a tout de suite prévenu le procureur, lequel lui a donné rendez-vous trois mois plus tard. Il n'y a pas eu de viol pendant ce laps de temps, mais la présidente s'est étonnée que l'archevêque ne prenne pas de mesure de sécurité. 

    Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, à la barre

    Mgr Laurent Ulrich : "Philippe Détrè avait une bonne appréciation de sa hiérarchie. La règle est de changer d'affectation tous les 5 ou 10 ans. Un prêtre dans sa fonction relationnelle a besoin de changer, entre autres pour ne pas tomber dans une certaine routine"

    La présidente : "On a le sentiment général d'un bon prêtre mais avez vous eu vent de rumeurs ou de la présence de beaucoup d'enfants ?" 
    Mgr Laurent Ulrich : "Non connaissance d'aucun des éléments dont vous venez de parler. Je ne sais pas jusqu'à qui cela a pu remonter. Mais jamais, un prêtre me l'a dit à moi." 
    La présidente"Dysfonctionnement ?" 

    Si quelqu'un a eu vent de rumeur, il a dû être prudent, laisse entendre l'archevêque, qui pour sa part déclare : "Je donne aux prêtres la consigne suivante : jamais un prêtre seul avec un enfant seul, consigne que j'ai dite et écrite depuis que je suis ici (2008)"

    "Comment se fait-il que ce corps n'arrive pas à discerner ces petits clignotants ?", demande la présidente. "Le silence des victimes", répond Mgr Ulrich.

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    Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, en 2011. - MAXPPP

    "30 annnées de tels agissements !"

    Un avocat de la partie civile demande une explication au militaire, toujours à la barre. Ce dernier répond que Philippe Détrè restait soit en contact avec ses victimes et les violait à nouveau soit allait dans d'autres paroisses et avait de nouvelles victimes. 

    "Chantage affectif ?"

    "Tout ce que tu verras, tout ce que tu sauras, c'est entre Dieu et toi" aurait expliqué à une victime le prêtre présumé pédophile. Par ailleurs, pas de menace à la connaissance du major à la barre. 

    Pas vu, pas pris

    "J'ai du cesser les auditions, car certaines personnes étaient en perte de repères". Le gendarme décrit maintenant des victimes complètement détruites, fondant en larmes pendant les auditions.

    Me Hammouche, avocat de la défense, interroge désormais le militaire sur la manière dont les aveux ont été recueillis. "Il a reconnu les faits d'emblée"

    Sur les causes, le gendarme émet une opinion. Il estime que le célibat, le manque d'amour de l'accusé lui ont sûrement pesé. Il recherchait des personnes avec qui il pouvait passer de bons moments le jour, puis le soir, il s'intéressait aux enfants. Caresses et attouchements, et plus en fonction de comment les enfants réagissaient. Il n'usait pas de violence, il n'a jamais rien donné en compensation. Mais, ils les amenait au football, en voyage..."

    "Auriez-vous un jour poussé la porte d'un commissariat ? Non, je n'aurais pas eu le courage de le faire, aujourd'hui, je suis pris, j'avoue." rapporte le gendarme. 

    "L'incrédulité des paroissiens"

    La présidente s'intéresse aux articles de presse qui ont permis de retrouver d'autres victimes. A l'époque, en juillet 2012, les paroissiens sont incrédules. Certains parlent même de complot, remarque la présidente qui lit à présent la lettre anonyme.

    Un avocat des parties civiles remarque auprès du gendarme que Philippe Détrè n'a pas avoué les sodomies ou tentatives. Le militaire, lui répond qu'à sa connaissance, le prêtre souhaitait la plupart du temps que les enfants, ses victimes, le sodomise.

    "Maintenant que c'est public, je pense que l'on va me croire", rappelle le gendarme à la barre, à propos des victimes, qui ont souffert, enfoui ces actes sordides durant des années. Certains ont fait des tentatives de suicides, explique le gendarme.

    © France TV
    France TV

    Le gendarme termine les conclusions de son enquête et se voit félicité par la présidente

    "Des enfants en perte de repère, vulnérables et qui croyaient trouver auprès du prêtre le moyen de s'évader". Le gendarme, conclut son rapport en précisant que treize victimes sont aujourd'hui ici, car pour elles, les faits ne sont pas prescrits.

    La présidente : "Je voudrais commencer par un hommage, car beaucoup de victimes disent que vous les avez mises en confiance et vous leur avez permis de parler".

    Philippe Détrè écoute, impassible, les bras croisés dans son box

    L'accusé est seul, assis, dans son box, vêtu d'un manteau rouge qu'il n'a pas enlevé à la reprise de l'audience. Un policier, debout derrière lui le surveille. 

    Le gendarme évoque à présent la garde à vue de l'intéressé (en juillet 2012) qui, selon lui, a reconnu les faits, et évoqué une confusion du suspect entre l'amour porté à dieu, aux autres, et l'amour physique. Le gardé à vue précise aussi qu'il a des pulsions. 

    Les victimes sont fragiles, des enfants placés dans des foyers, que le curé Philippe Détrè accueillait régulièrement. 

    Les jurés prennent notes. Les avocats écoutent, le gendarme précise que d'autres victimes se manifesteront à ses services après que les faits aient été révélés par la presse. 

    Un gendarme en uniforme à la barre

    Bertrand, 48 ans, gendarme responsable des investigations concernant le curé Détrè. Une lettre anonyme étant parvenue à l'évéché de Lille, des investigations sont lancées. Elles permettent de déterminer que le courrier avait été envoyé depuis Besançon.

    L'enquête permet de remonter à la personne qui a envoyé le courrier, un homme qui fait part des sévices qu'il a subi par Philippe Détrè, plusieurs années plus tôt. L'auteur du courrier est marié et a effectué une tentative de suicide. Son frère aussi a été victime ainsi que plusieurs autres enfants, de l'époque.

    L'homme en uniforme égrène, les lieux, les noms des enfants. Les actes sordides dont les enfants sont victimes sont aussi dénoncés : fellations, caresses, attouchements... 

    Avant reprise de l'audience : rappel des faits en vidéo

    10h30 : La vie sentimentale de Philippe Détrè

    Une relation sexuelle dans les dunes un peu par hasard, après ses 20 ans, avec un homme marque le début de la vie sexuelle de Philippe Détrè. Une autre avec un autre adulte, dans les bois... Une relation suivie avec Maurice, un adulte, décédé aujourd'hui. L'accusé aurait peu évoqué cette facette de sa vie avec l'enquêtrice.

    Un avocat de la défense (ils sont deux) discute avec l'enquêtrice : ils se mettent d'accord sur les caractéristiques suivantes de l'enfance de Philippe Détrè : "Mère autoritaire", "Souffre d'un manque de reconnaissance", "Complexé", "Seul à partir de son entrée au séminaire".

    Philippe Détrè : "Je voudrais parler de ma solitude de prêtre. Dans la journée je travaillais au maximum, mais le soir j'étais seul. Après l'organisation des communions, des fêtes et des mariages, le soir j'étais seul avec ma patate et mon oeuf. [...]  J'ai aussi été seul car plusieurs prêtres de mon entourage sont partis. [...]"

    Interrogé sur ses rencontres homosexuelles, Philippe Détré, explique que rien n'était calculé. "Promenade dans un bois", et un "homme qui le caresse". Peu de précisions. La présidente insiste : "C'est un moment pour vous et pour les victimes, vous n'aurez plus l'occasion d'effectuer ce travail"

    Philippe Détrè, reconnaît une attirance envers les hommes, chose qu'il n'aurait pas pu dire avant d'avoir vu les experts psychiatres et psychologues de la justice.

    La relation avec Maurice est évoquée. "Elle a duré sept ou huit ans avec Maurice, handicapé, très gros, qui n'arrivait plus à marcher". D'autres relations avec des hommes adultes sont évoquées.
    - Cela aurait dû vous satisfaire ?, interroge la présidente.
    - [silence]...

    L'avocat général interroge l'accusé sur ses premières relations sexuelles avec des adultes. "C'était après mon ordination". Et pourtant, il y avait un voeu de chasteté, remarque l'avocat général.

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    10h20 : parcours de Philippe Détrè

    Originaire de Merville, d'une famille modeste. Ancien garçon boucher, entre au séminaire à 17 ans. Ordonné prêtre en 1973 à Merville. Amateur de football, de voyages et de jardinage. Il se présente, selon une enquêtrice de personnalité comme un amateur de restaurant.

    Relation intra-familiale bonne sauf après son placement en détention. Vie sentimentale ? Relations homosexuelles avec des partenaires qu'il rencontrait "par hasard"  après ses 20 ans. "Je me suis laissé faire, je ne sais pas dire non", aurait dit l'accusé. Ce dernier, aurait évoqué à plusieurs reprises des difficultés à supporter la solitude.

    La présidente interroge l'enquêtrice sur les relations familiales de l'accusé lors de son enfance. "Peu de moyens, mais des parents prévenants et une très bonne entente familiale, une famille unie et soudée ?" résume la présidente. "Oui" répond l'enquêtrice.

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