En direct Affaire Fiona

Affaire Fiona : Procès en appel du couple Bourgeon/Makhlouf - relire notre direct de la 10ème journée (vendredi 9 février)

Après un premier procès en appel qui avait tourné au fiasco à l'automne, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf ont de nouveau rendez-vous devant la cour d'assises de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, à partir du lundi 29 janvier. Ils sont jugés pour la mort de Fiona, en mai 2013. En première instance, la mère de la fillette (5 ans au moment de sa disparition) avait été condamnée à 5 ans de prison pour avoir menti pendant des mois en parlant d'un enlèvement de l'enfant. Berkane Makhlouf, son ex-compagnon, avait écopé de 20 ans de réclusion pour avoir porté des coups fatals à Fiona. Le verdict est attendu pour le samedi 10 février.

11:04

LES DERNIÈRES INFOS - Mis à jour le 10/02/2018 à 11:22

    Suspension d'audience.

    La 10e journée de débats vient de se terminer. Rendez-vous demain à 9 heures! Merci d'avoir suivi ce direct en notre compagnie.

    Me Khanifar : "Me Makhlouf, vous avez un coeur!"

    - Me Khanifar : Il y a un coeur à l'intérieur de vous, M. Makhlouf. Vous n'avez aucun intérêt à cacher le lieu de l'enterrement. Alors qu'est-ce que vous voudriez lui dire à ce père, ce père que vous avez entendu tout à l'heure?
    - Berkane Makhlouf :  Que je suis dégoûté. J'aimerais tant lui dire où est Fiona. J'aimerais tant dite à Nico... J'te jure que si je le savais, je le dirait où elle est enterrée. Même pour que mon fils puisse se recueillir sur la tombe de sa soeur...

    Me Portejoie intervient

    Me Portejoie reprend les propos de sa cliente, Cécile Bourgeon. Me Grimaud, agacée, applaudit son collègue. Furieux, Me Portejoie demande un donner acte.

    - Me Canis : Est-ce que si vous ne dites pas où est le lieu, c'est parce qu'il ne faut pas le découvrir, que la réalité qu'on pourrait découvrir serait encore plus horrible ?
    - Berkane Makhlouf : Arrêtez votre délire (...) Excusez-moi, c'est ma façon de parler.

    "Ce procès va se terminer sur ce mystère?"

    - Me Grimaud hausse le ton : Mme Bourgeon, ce procès va se terminer sur ça?!
    - Cécile Bourgeon : Wow, déjà vous me parlez autrement. [hurlements dans la salle] Déjà, Fiona c'était pas une inconnue. Je suis désolée pour M. Chafoulais mais j'ai aussi besoin d'un lieu où me recueillir.
    - Me Grimaud : Mais est-ce que Fiona ne serait pas morte quelques jours plus tôt? C'est matériellement impossible que vous alliez enterrer le corps, que vous nettoyez tout et élaboriez le scénario de la disparition dans la même journée.
    - Berkane Makhlouf, très calme : Me Grimaud. Arrêtez d'être sûre de ce que vous dites. Fiona, elle est enterrée.
    - Me Grimaud : Alors ce procès se terminera sur ce mystère? Mme Bourgeon?
    - Cécile Bourgeon : J'ai pas compris.
    - Me Grimaud : ce procès se terminera sur ce mystère?
    - Cécile Bourgeon : J'ai pas compris.
    - Me Grimaud : d'accord.

    "Arrêtez d'être si sûre de vous, Mme Grimaud. Fiona elle a été enterrée"

    Elle lit un témoignage sur un passant qui aurait aperçu deux individus sortir d'un bois sur les hauteurs de Ceyrat, dont un homme muni d'une pelle.
    - Me Grimaud : C'est un endroit, une ancienne carrière où on peut trouver des pelles. Ca se situe à 15 minutes de route de la rue Goncourt. A côté du circuit de Charade-Boissejour
    - Cécile Bourgeon : Si cet homme est certain de nous avoir vu, est-ce qu'il y a eu des investigations pour montrer que le corps de Fiona est là-bas? Tous les gens qui peuvent nous aider, bah...
    - Me Grimaud perd patience : On vous a donné tous les noms en "Cha" de toute la région. Vous avez dit non à tout.Est-ce que finalement cet enterrement ne serait pas le druit de votre imagination
    - Berkane Makhlouf : Non, Me Grimaud. Vraiment. L'enterrement c'est vraiment...
    Qu'elle soit enterrée ou non, ça ne change rien aux peines. Quel intérêt vous auriez à cacher ça?
    - Berkane Makhlouf, calme : Me Grimaud, elle est enterrée. Elle est enterrée. (...) Moi je suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites sur Nico, qu'elle ait une sépulture décente. Mais elle a été enterrée. Je ne connais pas la région. Et depuis le début, Me Khanifar me conseille de retrouver le corps de Fiona. J'ai tout intérêt à vous le dire.
    - Me Grimaud : Donc ce procès se terminera sur ce mystère?
    - Berkane Makhlouf : Bah Cécile elle doit savoir.

    En rentrant dans leur appartement de la rue Goncourt, le couple range l'appartement. Cécile Bourgeon fait le ménage dans la chambre de Fiona.

    Cécile Bourgeon ne sait pas comment elle a pu conduire. "J'avais pris un cocktail. C'était l'arc-en-ciel," décrit-elle. "Ca empêche les émotions," poursuit-elle lorsque le président lui demande comment elle a pu tenir, plus tard, devant les promeneurs du parc Montjuzet de Clermont-Ferrand.

    Les deux accusés affirment avoir ensuite élaboré le scénario de l'enlèvement à Montjuzet.

    Aorès l'inhumation

    Les deux accusés prononcent chacun une prière et repartent "vers la même route," selon Cécile Bourgeon. Elle jette le sac ayant servi au transport du corps de Fiona quelque part sur cette route du retour.

    Berkane Makhlouf décrit la pelle utilisée pour enterrer le corps de Fiona. "C'était une vieille pelle, c'est Cécile qui a été la prendre," affirme Berkane Makhlouf. S'ils son partis du domicile sans pelle, c'est qu'ils pensaient creuser avec les mains.

    Le trajet vers le lac d'Aydat, lieu supposé de l'inhumation

    intervention de Me Portejoie

    - Le président : Vous avez parlé d'un lac en garde à vue ?
    - Cécile Bourgeon : Au début, on savait pas. On a pensé la jeter dans un lac. Et puis...
    - Berkane Makhlouf : Non non non. On a décidé de l'enterrer conjointement, jamais il n'a été question de la jeter dans un lac! Et t'a jamais voulu appeler les secours...
    - Cécile Bourgeon : Excusez-moi M. le président mais ça devient dur...
    - Me Portejoie [se lève] : Vous voyez M. le président. Ce n'est pas par opportunisme parce que ma cliente est accablée mais... Il y a quand même 1h30 de route!

    Le président continue les questions.

    - Cécile Bourgeon :  J'ai voulu appeler les secours.
    - Berkane Makhlouf : Non, c'est faux.
    - Cécile Bourgeon : Si, j'avais pris mon téléphone.

    “J’ai hurlé. J'ai tenté de la réveiller. J’ai senti qu’il n’y avait pas de pouls. J’ai entendu des gargouillis. Elle était toute froide et recroquevillée. J’ai soufflé dans sa bouche. Je me suis dit qu’il y avait peut-être des chances de la ranimer.”

    Berkane Makhlouf, à propos de la découverte du corps inerte de Fiona, le matin du dimanche 12 mai 2013

    Le président interroge Cécile Bourgeon sur son attitude lors de la découverte de sa fille inerte

    Cécile Bourgeon affirme qu'elle n'a pas touché le corps de sa fille, de la découverte du corps jusqu'à l'inhumation. "Elle a fait comme [le petit frère de Camélia]," aurait-elle déclaré. "Fiona avait le même aspect que lui. Droite, blanche", explique l'accusée à propos du petit garçon décédé d'une crise d'asthme foudroyante lorsqu'elle était adolescente.

  • Afficher les messages précédents

Le reste de l'actualité